16144 - Fouqueure

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Fouqueure
Informations
Pays Drapeau de la France    France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Canton Aigre
Code INSEE 16144
Code postal 16140
Population 428 hab. (1999)
Nom des habitants Les Fouqueurois
Superficie 1642,85 hectares
Densité 26,05 hab/km²
Point culminant 123 m
Altitude 70 m
Coordonnées (long/lat) 00°04'26"E/45°53'05"N
Localisation

Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune
(vert = commune partagée entre plusieurs cantons)

Sommaire

H
istoire de la commune

  • La commune de Fouqueure, située dans le Canton d'Aigre, dépend de l'Arrondissement de Ruffec, au Nord-Ouest du Département de la Charente.
  • La possible origine du nom de Fouqueure

Comme pour beaucoup de lieu-dit ou village, il n'est pas aisé de déterminer avec exactitude l'origine du toponyme Fouqueure; plusieurs hypothèses avancées permettent toutefois d'apporter une réponse acceptable que nous ne saurions tenir pour définitive.

Fulcodrium est la plus ancienne mention connue à ce jour du nom de Fouqueure.
Ce toponyme est mentionné dans le "Liber Foedum", "Livre des fiefs de Guillaume IV de Blaye", évêque d'Angoulême (1273-1307).

D'après Adolphe-Louis Terracher (1881-1955), ancien professeur d’histoire de la langue française et recteur de l’académie de Strasbourg, le nom de Fouqueure viendrait de "Folcuira" ou "Foucuira".

Jean Talbert, inspecteur d’académie de la Charente, précisait, dans l'édition de janvier 1928 de la Revue charentaise "Études locales", que "volco" et "duros" étaient des mots d'origine gauloise, "Volcoduros" serait la "forteresse de Volcus".

  • Une occupation humaine attestée dès l'époque Néolithique

Deux sépultures mégalithiques datant du Néolithique (-4500 à -2800), époque ou les premier agriculteurs commençaient à défricher les anciennes forêts pour faire place aux clairières destinées à la culture des céréales et au pacages des animaux domestiques, ont été découvertes dans la commune de Fouqueure. Elles avaient été érigées entre l'actuel bourg de Fouqueure et le hameau de la Terne, sur le plateau calcaire dominant un méandre de la vallée de la Charente.

Ces sépultures en forme de dolmens, situées sur la parcelle n° 1013, de la section B, du plan cadastral de la commune de Fouqueure, ont été fouillées en 1880 par un groupe d'archéologues charentais, le rapport détaillé des découvertes étant l'ouvrage de Gustave Chauvet, membre de la Société Archéologique et Historique de la Charente. Ces tombes étaient formées l'une et l'autre par un petit tumulus à cella quadrangulaire qui composaient la chambre sépulcrale. La cella de la première tombe était caractérisée par quatre côtés inégaux, de respectivement 3m10, 3m80, 2m50 et 4m. Un couloir d'accès, aménagé dans le côté le plus large de la chambre funéraire, s'ouvrait sur la face orientale du tumulus. Cette sépulture préhistorique contenait des ossements humains et des fragments de poteries rustiques.

Ces deux tombes Néolithiques, semblables de par leurs structures et de part leurs mobiliers archéologique, ont été considérés par les archéologues comme des vestiges de dolmens en bois, recouverts d'un tumulus de faible hauteur constitué d'un amoncellement de pierres calcaires et de terre. Ces deux tumulus peuvent être placés parmi d'autres découvertes de dolmens et tombelles faites au nord de l'Angoumois où avait été érigé à l'époque néolithique l'un des plus riches ensembles mégalithiques de France.

  • La villa gallo-romaine de Fouqueure

D'importants vestiges antiques ont été découverts près du bourg de Fouqueure, ils appartenaient à la partie résidentielle d'une importante villa gallo-romaine qui possédait également des thermes.

Deux belles mosaïques polychromes de grandes tailles (3,2 x 3,7 mètres pour l'une et 4,2 x 3 mètres pour l'autre) découvertes lors de recherches archéologiques effectuées à la fin du XIXème siècle, figurent parmi les découvertes les plus complètes de vestiges de ce genre faites en Charente à ce jour.

Des fragments de ces mosaïques sont aujourd'hui conservés au musée de la Société Archéologique et Historique de la Charente, à Angoulême. Le style géométrique de ces pavements et le caractère schématique des représentations figurées, laissent préjuger que cet établissement rural avait atteint l'apogée de sa prospérité au Bas Empire romain, époque qui a vue se développer une riche aristocratie provinciale. Les styles et compositions des mosaïques polychromes de la villa gallo-romaine de Fouqueure ont été restitués par des aquarelles de R. Guimberteau, qui sont actuellement conservées dans la collection Mestrau, à Saintes en Charente-Maritime.

  • L'ancienne chapelle des templiers

L'église actuelle de Fouqueure, placée sous le vocable de saint Étienne, est une ancienne chapelle de la commanderie fondée par les Templiers au XIIème siècle.

  • Nombreux logis et villages caractéristiques
    • Le Logis de La Terne, qui appartenait dans les années 1910 à M. Favreau, avait autrefois fait partie des domaines de la famille de La Rochefoucauld. La tradition populaire voudrait que François VI de La Rochefoucauld (1613-1680), prince de Marcillac, auteur des Maximes (1665), ai demeuré à plusieurs reprises en ce lieu lors de ces séjours en Angoumois. Le hameau de la Terne, dont la plus grande partie se trouve sur le territoire de la commune de Luxé, hébergeait vers 1914 un peu plus d'une trentaine d'habitants.
    • Le Logis de la Talonnière, construit vers la fin du XVème siècle, se caractérise par une charmante tourelle à poivrière. Proche de ce logis, l'importante minoterie située sur la Charente était au début du vingtième siècle la propriété d'un certain M. Broca. Le logis et la minoterie étaient habités vers 1914 par environ soixante quinze personnes.
    • Le Logis des Vergnettes, propriété de la famille de Catheu, était avant 1920 le centre d'une importante exploitation agricole.
    • Le hameau de Malenville, situé au sud de Fouqueure non loin du confluent de l'Osme et de la Charente, avait une population de soixante et onze habitants en 1914.
    • Nous devons enfin nommé le hameau de Sèche Bouc qui offre un très beau point de vue sur la contrée environnante.

Démographie

Année
Nombre
1793
1 069
1800
953
1806
969
1821
1 016
1831
1 045
1836
-
1841
1 042
1846
1 023
1851
1 055
1856
1 030
Année
Nombre
1861
980
1866
975
1872
948
1876
915
1881
879
1886
831
1891
760
1896
740
1901
709
1906
693
Année
Nombre
1911
774
1921
634
1926
617
1931
596
1936
579
1946
541
1954
530
1962
531
1968
490
1975
471
Année
Nombre
1982
437
1990
426
1999
428
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-

Source : Cassini

Repères géographiques

La vallée de la Charente, forme la limite orientale de la commune de Fouqueure, alors que la vallée de l'Aume (ou Osme) la sépare à l'Ouest de la commune voisine d'Ambérac.

Le terroir de Fouqueure occupe le vaste plateau qui sépare ces deux vallées et qui se prolonge, au Nord, au-delà des limites administratives de la commune.

La forêt de Tusson s'étend sur une partie du Nord de la commune, le bois des Vergnettes recouvrant quant à lui le versant Sud-est du plateau dominant la Charente.

Illustrations, photos anciennes

Familles notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
François BRIAND 1790 - Premier maire de Fouqueure
- - -
François BRIAND An VIII - 1830 -
- - -
- - -
François COMBAUD - Maire en 1877
- - -
- - -
Jean-Pierre ROSSIGNOL 2001 - -
- - -

Les notaires

A savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

  • Vous pouvez contacter la mairie par téléphone : 05 45 39 07 46.
  • Courriel:[1]

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

Remarques

Bibliographie

  • Gustave Chauvet, "Bulletin et Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente", Angoulême, 1899.
  • André Debenath, Jean-François Tournepiche, "Préhistoire de la Charente; Les temps anté-historiques en Angoumois à travers les collections du Musée d'Angoulême", GERMA, Angoulême, 1993.
  • J. Martin-Buchey, "Géographie historique et communale de la Charente", Coquemard, Angoulême, 1914-1917.
  • Louis Maurin, "La Charente de la Préhistoire à nos jours; L'époque Gallo-romaine", Editions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 1986.
  • Abbé Jean Nanglard, membre de la Société Historique et Archéologique de la Charente, "Le livre des fiefs de Guillaume IV de Blaye", Imprimerie Charentaise, Angoulême, 1906.
  • J. Talbert, "Les noms des communes en Charente", Etudes Locales, 9ème année, n° 77, Angoulême, 1928 (la Revue Charentaise Etudes Locales a été publiée de 1920 à 1948).
  • Adolphe-Louis Terracher, "Étude de géographie linguistique. Les aires morphologiques dans les parlers populaires du Nord-Ouest de l’Angoumois", Bibliothèque de l’École des Hautes Études, n° 212, Paris, 1913.

Liens utiles (externes)