26011 - Transcriptions des Registres
Un article de GeneaWiki.
Retour à l'histoire de la commune
Retour aux Photos
Retour au Dépouillements des registres paroissiaux
Sommaire |
- 06/06/1697 - Décès de Suzanne TALLIOTTE
Le 6e juin 1697 a été ensevelye dans le cimetière
st Christophle Suzanne Talliotte décedée le jour dhier
par un fasheux accident ayant été tuée par un loup
agée d’environ six ans
Signe : Aymar curé
- 30/11/1735 - Consécration de l'église
Page 1
Daniel Joseph de CORNAC, par la miséricorde de Dieu
et la grâce du saint siège, Evêque et comte du conseiller
du Roy en tous ses conseils, maître de l’oratoire de sa majesté
Abbé de St Benoît sur Loire et de St Jean d’Orbestier
nous avons consacré l’église paroissiale de ce lieu d’Aoste (1)
et le maître Autel d’icelle, la dite église sous le vocable de
l’Assomption de la très sainte vierge et avons renfermé dans
ledit autel une relique notable de l’os de la cuisse de saint
FRUCTUOSE, martir (2), avons accordé un an d’indulgence pour ce
jourd’huy à tous les fidèlles de l’un et de l’autre sexe qui ont
assisté à la cérémonie de la consécration et quarante jours
à tous ceux qui la visiteront à l’avenir le jour de l’anniversaire
de ladite consécration que nous avons fixé à perpétuité au
dimanche qui précède immédiatement le premier dimanche
de l’avant, fait à Aoste (1) ce trentième novembre jour de la
feste de St André de l’année mille sept cents trente cinq
en présence de sieur Jean Baptiste Du RIF chanoine de la
Cathédrale de Die, François WANBERKEL aussi chanoine
vicaire général du diocèse, François AYMAR curé dudit lieu
D’Aste (1), autre François AYMAR sacristain, François
Jean Baptiste PIEZ curé de Chabrillan, docteur en théologie
Page 2
Julien COMBEY curé de Saou, François FAURE curé
de Saillans, Simon POURCEL curé de Vassieux, Antoine
GAILLARD curé de Mirabel, Esprit BRUGIERE curé de
Dieulefit, François Gabriel DIDIER vicaire de Montoison
Antoine PETREMENT vicaire de ce lieu d’Aoste (1), …
… qui ont signé avec nous le présent acte que nous
avons fait sceller du sceau de nos armes et contresignés
par notre secrétaire.
Signent : Daniel Joseph Evêque de Die
DURIF chanoine : WANTERKEL vicaire général
AYMAR curé
AYMAR ancien curé et sacristain
PIEZ curé ; COMBEY curé
POURCEL curé
PETREMENT vicaire ; GAILLARD curé de Mirabel
BRUGIERE curé ; F. DEYDIER vicaire de Montoison
FAURE curé
(Par) Monseigneur
MONGE
Notes
1)- Lire Aouste-sur-Sye. On retrouve souvent dans les BMS écrit : Aoste, Oste.
2)- Saint FRUCTUOSE Martyr avec saint Restitut, saint Donat, saint Valerien et douze compagnons.
- Il serait mort à Antioche le possible 23 août 429. Source
- 27/09/1766 - Opposition à la proclamation de bans
Le vingt sept septembre mil sept cents soixante six,
pardevant nous françois Bontoux prêtre Bachelier
en droit canon et curé d’aoste diocese de die a
comparu Magdelène chapel fille de henri et d’elisabeth
Gautier, habitante de cette paroisse, laquelle
étant informé qu’en vertu de prétendues promesses
de mariage entre elle et joseph Granjon, celui cy se
disposait à nous requerir de proceder à la proclamations
des bans, quoyque led. Promesses depuis long temps
soient résiliées ; c’est pourquoi elle declare former
opposition à lad. Proclamation de bans, de la
quelle comparution et declaration nous luy avons
octroyé acte et l’avons inscrit sur chacun des deux
originaux de nos registres, à la charge de faire
controller la presente opposition si le cas le requiert
autrement nulle fait aud. Aoste dans
la sacristie de notre église parroissialle, en
presence de jean françois et antoine évéque pere et
fils, habitants dud. Aoste, témoins requis et signés
avec la comparrissante et nous
Magdeleine chapel
JF Eveque
Antoine Eveque
Bontoux Curé
Notes
- Le texte a été repris par la transcriptrice aussi proche que possible de l'original.
- Suite de l'histoire :
- - Madeleine CHAPEL se marie le 16/12/1766 à Aouste avec Jean Louis GARNIER , boulanger de Crest
- - GARNIER, mieux que GRANJON ?
- Photos à venir
- 09/03/1767 - Décès de Susanne EYMERI
Page 1
Le neuf mars mil sept cents soixante sept, par devant nous
François BONTOUX prêtre de la paroisse de d’Aöste diocèse
de Die , à comparu sieur Jean Claude AUDRA habitant dudit
lieu, lequel est venu nous avertir que Susanne EYMERI épouse
de Jean Antoine MAILLET étoit décédé ce jourd’huy, laissant
est-il dit, à notre disposition, de luy donner la sépulture
ecclésiastique ou de permettre qu’elle soit enterrée de la
manière que le sont ordinairement les protestants de nôtre
parroisse, à quoy nous avons répondu ne pouvoir luy
donner la sépulture écclésiactique, attendu les motifs qui
résulte du verbal qui sera cy-après enregistré et qui
demeurera cy-contre annexé, jusqu’à ce que nous l’ayons
remis au greffe de la juridiction royalle, et avons permis
en attendant que la justice aye été informée de l’apostasie(3)
de ladite EYMERI, et sans être garant des poursuites qui
pouroient être faites contre sa mémoire, qu’elle soit enterrée
en terre profane dans la nuit de demain à après demain et
sans aucune pompe, dans un fonds dudit MAILLET au delà
de la Drôme près du pont, appelé fond Pourré, et agée
Page 2
d’environ trente cinq ans
Teneur du procès verbal sus énoncé
Note Marginale : L’original du verbal
cy-contre enregistré
a été remis entre
les mains de Monsieur
BERGERON prévôt du
Roy en la sénéchaussée
de Valence par
moy curé d’Aöste
soussigné, le onze
de ce présent mois
de mars mil sept cents
soixante sept.
Signe : BONTOUX
Ce jourd’huy premier mars mil sept cents soixante sept
nous François BONTOUX prêtre curé de la
parroisse d’Aöste aurions été avertis à l’issue de
l’office des vêpres par Mariane EYMERI que Susanne EYMERI sa
tante et épouse(4) de Jean Antoine MAILLET, originaire ladite Susanne
EYMERI de la parroisse de Vacieu en Vercor, étoit très dangereusement
malade à la suite d’une couche; et comme ladite Susanne EYMERI
quoyqu’ancienement catholique, née de parents catholiques
et ayant régulièrement rempli son devoir de catholicité avant
son mariage a négligé de s’en acquiter avec la même
exactitude après ledit mariage, qui, même dans les
commencement d’iceluy, elle nous auroit donné à entendre
que son mari vouloit la contraindre à changer de religion,
ce qui nous auroit engagé à en faire de vives représentations
à son dit mari, même d’en instruire monsieur le président
de VAULX lorsqu’en qualité de commandant de la
province et de premier président en l’absence de messieurs de
TONERRE et de BERULLE, il demanda des renseignements aux
officiers de cette communauté sur l’état, le nombre et la manière
de se conduire des protestants de ladite communauté, que dans
la suite ladite Susanne EYMERI auroit totallement cessé de
participer à nos mystères et ensuite d’assister à l’office divin
malgré les remontrances que nous luy devions en qualité de
pasteur et dont nous nous serions fidellement acquités; toutes
ces considérations nous auroint alarmé sur la foy de ladite
Susanne EYMERI et nous auroint induit à aller luy dire
tout ce que nôtre ministère requiert de nous en pareil cas, pour
à quoy procéder, nous nous serions rendus en la maison
Page 3
dudit Antoine MAILLET, et après nous être informé de la
santé de sa femme, nous aurions demandé à la voir, étant
entré dans sa chambre, nous aurions fait connaître aux
assistants que nous avions à parler en particulier à ladite EYMERI
et, en conséquence, nous les aurions priés de se retirer; que
dans les premiers moments, nous n’aurions trouvé aucun
obstacle à nos désirs, mais que, bientôt après et aussitôt
que j’avois commencé à entretenir ladite EYMERI de religion,
ledit Jean Antoine MAILLET son mari seroit entré plusieurs fois
dans la chambre de la malade, sous prétexte de prendre
quelques meubles dont il avoit besoin; qu’à la suite de ces
entrées et sorties, il n’auroit pas tardé de venir se camper
auprès de son épouse et n’auroit point voulu sortir, malgré
nos prières et nos réquisitions réitérées, n’ayant cependant exigé
qu’il sorte qu’après avoir donné à sa dite épouse tous les secours
corporels dont elle pourroit avoir besoin, et qu’il auroit insisté
à dire qu’il ne vouloit point quiter un seul instant sa femme
ce qui auroit été cause que nous nous serions transportés
sans divertir chès maître GUIRAMAND maire de ce lieu
et Louis ANDRÉ consul et aurions priés de se transporter
avec nous dans la maison desdits MAILLET où ladite EYMERI étoit
détenue dans son lit pour cause d’infirmité y étant, nous
aurions de nouveau, en présence de ces officiers de communauté
interpellé ledit MAILLET de nous laisser en liberté auprès de son
épouse pour remplir, la concernant, les devoirs de nôtre
ministère, que ces messieurs, sur son refus luy auroient fait-les
mêmes intterpellations et qu’il leur auroit répondu qu’il ne
vouloit quitter sa femme qu’à la mort ; que néanmoins
Page 4
presser plus vivement par ledit Monsieur GUIRAMAND et
auvoit enfin consenti à nous laisser
libres dans nos fonctions ; que nous n’aurions
rien oublié en particulier pour engager ladite
EYMERI à réparer le scandalle qu’elle avoit donné en se dispensant
de vaquer à ses devoirs de catholicité ; qu’elle nous auroit
dabord répondu qu’elle n’etoit pas mortelle , et que, sur les
représentations que nous luy aurions fait que sa maladie
étoit dangereuse et que, ne le fut elle pas, elle ne saurroit trop
se hâter de mettre ordre à sa conscience, elle se seroit enfin
déterminée à nous dire qu’elle vouloit vivre et mourir dans
la religion de son mari ; c’est à dire dans la religion protestante
et y a persisté, malgrè tout ce que nous aurions pu luy dire
de plus pathétique et de plus touchant pour l’angager à ne
point se désister de professer la religion de ses père. Enfin
voyant qu’elle était obstinée à professer ladite religion
protestante, nous aurions prié lesdits Messieurs GUIREMAND et ANDRÉ
d’entrer dans sa chambre, étant entrés, nous aurions
renouvellé en précis les précédentes remontrances et
exhortations; et, nonobstant ce, elle auroit persisté à
abjurer la religion catholique pour devenir protestante,
ayant formellement déclaré, toujours en la présence des susdits messieurs
GUIREMAND et ANDRÉ qu’elle vouloit mourir dans la religion
de son mari, quoyque ce fut la religion protestante et
différente de celle de ses pères, de tout quoy nous avons dressé
le présent procés verbal pour en cas qu’elle viene à décéder
dans ces sentiments, être par nous et par la justice a procedé
ainsi qu’il appartiendra, surtout en cas que l’on nous
Page 5
requière de luy accorder la sépulture ecclésiastique, ce fut
ainsi procédé et le présent procès verbal rédigé aux présences
de ladite Marianne EYMERI et desdit Messieurs GUIREMAND et ANDRÉ
soussigné avec nous non ladite Marianne EYMERI pour ne l’avoir
seu de ce enquise et requise signés à l’original, GUIREMAND
maire, l’ANDRÉ consul, BONTOUX curé d’Aöste et a la marge
est écrit nous : Nous François BONTOUX prêtre curé d’Aöste, déclarons
qu’un des principaux motifs qui nous ont induit à proceder
avec publicité, ainsi qu’il résulte du présent , a été, d’un coté
la crainte de nous écarter des règles et que la justice ne se
formalise de nôtre conduite, dans le cas auquel nous
refuserions après sa mort la sépulture écclésiastique à ladite
Susanne EYMERI, sans que son apostasie soit parfaitement
notoire ni constaté par procédure juridique, et de l’autre,
parce que nous craignions de causer du scandalle parmi les
catholiques timorés de nôtre parroisse, si la sépulture
ecclésiastique venoit à être accordée à celle dont la conduite
passée la fait déjà regarder comme infidelle à sa religion
par ceux là même d’entr’eux qui seroint temoins disposés
à juger défavorablement sur son compte, signé BONTOUX
Et a été l’acte mortuaire de ladite Susanne EYMERI fait aux
présences de monsieur Louis GRANJON maître menuisier et de Louis
VEYRIER maître tailleur tous les deux habitants de cette
parroisse témoins soussignés avec ledit sieur AUDRA et nous
curé de ladite parroisse. Je sousigne Jean Claude
AUDRA proteste en signant le mortuel de
Susane AYMERI que je ne prand aucune
pard au verbal si contre enregistré
et inséré dans ledit acte mourtiel n’ayant
aucune connoissance de fais articules dans
Page 6
ledit verbal .
signent : AUDRA
GRANJON ; Louis VEYRIER
BONTOUX curé
Notes
3)- Renoncement public à une religion
4)- Le couple se marie le 25/09/1762 à l'église de Aouste. L’époux est dit Nouveau Converti.
Leur premier enfant, Jean, naît le 13/10/1762 !
- Photos à venir
- 05/06/1772 - Décès de Anne LADRET
Le cinquieme du mois de juin mille sept cent soixante et douse, j’ai été
averti par Mr Jean Tavant que Mademoiselle Anne Ladret, femme à Mr
Simon Tavant religionaire touts habitants de ce lieu d’Aoste est morte du
jour d’hier sur les neufs heures du soir, nous n’avons crû devoir luy
refuser de l’enregistrer tant par l’amour que cette chere deffunte avoit
pour les pauvres que parrapport à ces parents qui sont des très honnetes
gens, la présente a été passée en présence du sus nommé et c’est signé
avec nous
Signent : Jean Tavan ; Sollier prêtre et vicaire






