26079 - Charpey

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Charpey
Informations
Pays Drapeau de la France    France
Région Blason de Rhône-Alpes    Rhône-Alpes
Département Blason de la Drôme    Drôme
Canton Bourg-de-Péage
Code INSEE 26079
Code postal 26300
Population 901 hab. (1999)
Nom des habitants Charpenois, Charpenoises
Superficie 1548 hectares
Densité 58 hab/km²
Point culminant 408 m
Altitude 209 m
Coordonnées (long/lat) 05°05'37" E / 44°56'21" N
Localisation

Sommaire

H
istoire de la commune

Dictionnaire historique de la Drôme

Charpey

La dissolution du Royaume de Bourgogne et de Vienne replongea nos contrées dans le chaos et la confusion ; les possesseurs de fiefs ne reconnurent que le droit du plus fort ; de là la nécessité de se retrancher derrière des fortifications pour défendre leurs héritages et leurs domaines. Le sol se couvrit de châteaux et de donjons ; les populations rurales, exposées chaque jour au brigandage, à la ruine, avaient hâte de quitter les champs pour demander un abri protecteur au manoir féodal ; leurs demeures, groupées autour de l'habitation du seigneur, cessèrent d'être à la merci des pillards : mais ce que le manant gagnait en sécurité, il le payait au prix de son indépendance et de sa liberté. Cet échange de services, ces rapports entre les vassaux et le baron constituèrent un régime alors utile et salutaire ; mais devant plus tard fiscal et tyrannique, il succomba sous ses propres excès. Voilà aussi les premiers éléments qui concoururent à la formation du bourg de Charpey. (...) En latin, charpeia ou carpeia, signifie portion de nourriture faite à un religieux. Laissons aux érudits le soin de trouver une étymologie plus satisfaisante. (...)

Au XIIIe siècle seulement, Charpey figure dans les annales du Dauphiné. Il appartenait alors aux comtes de Valentinois qui jouissaient des droits seigneuriaux sur Barbières et Chateaudouble ; Montélier et Alixan faisant partie du domaine des évêques de Valence. Ce voisinage donna lieu à de graves démêlés dont Charpey eut à supporter les funestes résultats. Le mandement de Charpey renfermait dans ses limites des terres, qui ne relevaient pas des comtes du Valentinois. Toute la section formant la paroisse de Saint Vincent, dépendait de la commanderie de Poël-Laval ; son importance et plus encore l'humeur des seigneurs de Charpey, lui valurent d'être élevée en siège d'une nouvelle commanderie qui, plus tard, devint un membre de celle de Valence ; de vastes propriétés situées à Marches, à Barbières, à Hostun, à Beauregard et à Meymans, réclamaient cette mesure d'ailleurs si conforme aux intérêts de l'Ordre. Un commandeur résida à Saint Vincent, exerçant sur les terres de la paroisse l'autorité seigneuriale avec juridiction sur les habitants. Aymar de poitiers lui contesta la plupart des avantages attachés à sa position ; ses prétentions soulevèrent une vive opposition qui se calma par une transaction passée en 1269 et règlant à l'amiable ce conflit. il fut arrêté que désormais les hommes de Saint-Vincent contribueraient à l'entretien des remparts de Charpey et, qu'en retour d'une concession qui tournait au profit de ses vassaux, le comte abandonnait les autres griefs qu'il avait valoir avec tant d'obstination. (Archives de la Chambre des Comptes) Son successeur, mécontent d'un arrangement qui laissait subsister dans ses terres des fiefs non soumis à sa mouvance, provoqua bientôt une seconde altercation dont le dénouement amena en 1308 une nouvelle transaction souscrit par noble Falcon de Villaret, commandeur de Saint-Vincent. Des limites froissées, des empiètements sur la juridiction, telle fut la source de ces longs démèlés qui jonchèrent de ruines le Valentinois et jetèrent le peuple en des maux inouis en plus de deux cents ans. Maints châteaux sont pris et dévastés. Chaque village converti en place de guerre se voit assiégé, rançonné et brûlé. Quelques évêques, déposant la crosse et la mitre pour la cuirasse et le heaume, triomphèrent des Poitiers. Parmi eux brillèrent d'un éclat guerrier, Humbert de Mirabel, Amédée de Roussilon et Pierre de Châtelux. Ce dernier, en représailles, met Charpey à feu et à sang ; et se répandant dans la campagne réduisent en cendres toutes les métairies du mandement.

En 1345, autour de l'archevêque de Lyon se réunissent le nonce du pape et d'autres personnages influents pour ramener la paix dans le Valentinois. Cela n'aboutit qu'à des trêves mal observées. Alors le Pape manda l'archevêque de Lyon pour procéder à un prompt arrangement par la voies des censures ecclésiastiques, seul moyen pour dompter la fierté du comte de Valentinois et adoucir le caractère belliqueux de Pierre de Châtelux. L'un et l'autre mandés à Chabeuil reconnurent leurs méfaits et signèrent une nouvelle trève qui devait servir d'acheminement à une paix durable et assurée. (Hist.du Dauphiné, t.II)

Le 20 novembre 1398, Aymar de Poitiers engagea la terre de Charpey à Guillaume de Roussillon, seigneur du Bouchage, pour 1000 florins d'or. Aux termes du contrat, l'engagiste gardera la seigneurie de Charpey, si dans 3 ans il n'est point remboursé de la somme prêtée. Le comte de Valentinois ne put payer. Les droits et revenus féodaux demeurèrent au pouvoir de la famille de Roussillon jusquen 1435, époque à laquelle le trésorier Delphinal racheta Charpey par le remboursement qu'il fit à Gabriel de Roussillon des mille florins fournis par son père au dernier comte de Valentinois. Cette mesure fit entrer Charpey dans le domaine de la couronne. Des jours de paix et de repos inaugurèrent l'habile politique de Louis XI et firent oublier aux habitants les désastres passés.

Le château ne fut point relevé, mais le bourg avait acquis une telle importance, que Louis XI nomma en 1444 Gaubert de Massue gouverneur et châtelain de Charpey. Celui-ci mort en 1483, le seigneurie de Charpey fut donnée un an plus tard à Robert de Grammont, seigneur de Montelar, capitaine de Charpey, de Montmeyran et de Crest. Le 2 août 1494 la terre de Charpey passa sous la dépendance de noble Jean de Lattier, originaire de Montélier qui acheta la châtellenie de Charpey pour la somme de 3500 livres. Ses descendants attachés au roi et à la religion s'en iront guerroyer pour défendre le trône. Ils associent le nom de Charpey à tous les éléments qui agitèrent le Valentinois.

Extrait du 'Dictionnaire topographique de la Drôme'

Charpey

CHARPEY Commune du Canton de Bourg-de-Péage

— Castrum deCarpiaco, 1070 (Cartulaire de Romans, 275) — Charpei, XIIVe siècle (Chartes valent.) — Charpe, 1199 (Cartulaire de Léoncel, 64) — Castrum de Charpeio, 1277 (Duchesne : Comtes de Valentinois, 11) — Castrum Charpeyi, Charpeyum, 1284 (Cartulaire de Léoncel, 253, 254) — Homines Charpeysii, 1487 (S. de Boissieu : Traité du plait., 24).

Avant 1790, Charpey était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et de la sénéchaussée de Crest, comprenant les paroisses de Bésayes, Charpey, Saint Didier et Saint-Vincent, toutes quatre du diocèse de Valence. Celle de Charpey en particulier — Capella de Charpeyo, XIVe siècle (Pouillé de Valence). — Cura Charpey, 1540 (ibid.) avait saint Nicolas pour patron et son curé pour décimateur.

La terre ou seigneurie de Charpey, qui comprenait à l'origine tout le mandement de ce nom, mais de laquelle furent démembrées au XIIe siècle la paroisse de Saint-Vincent et au XIIIe celle de Saint-Didier, était du patrimoine des comtes de Valentinois. Elle fut engagée de 1398 à 1437 aux Roussillon, viagèrement donnée en 1444 à Gaubert des Massues, puis à Robert de Grammont, et enfin vendue sous faculté de rachat en 1494 aux Lattier, qui s'éteignirent en 1615 chez les Clermont-Chatte. Ceux-ci eurent pour héritiers, vers le milieu du XVIIIe siècle, les Caillebot de La Salle, derniers seigneurs de Charpey.

En 1790, la communauté de Charpey devint une municipalité du canton de Montélier, mais la réorganisation de l'an VIII en a fait une commune du canton du Bourg-de-Péage, de laquelle la paroisse de Bésayes a été distraite en 1873, pour former une commune distincte.

Le mandement de Charpey — Mandamentum Charpayssii, 1449 (Terrier de Venaison) avait la même étendue que la communauté de ce nom.

Il y avait 400 chefs de famille dans le territoire de Charpey en 1689, et 367 en 1789.

Saint-Didier

SAINT-DIDIER village parroisse et section communale de Charpey.

— Villa Rovore, 1065 (Cartulaire de Romans, 58) — Saut Disder, 1140 (Petite revue des biblioph. dauph., 55) — Rovoiro, 1194 (Cartulaire de Léonce], 63) — Villa Sancti Desiderii, 1231 (Bulletin hist. ecclés., VIII, 207) — Rovoira, Royvoyra, 1265 (Cartulaire de Léoncel, 205) — Locus Sancti Disderii, 1449 (Terrier de Vernaison) — Sainct Didier des Marais, 1512 (Archives de la Drôme, E 322) — Saint Didier des Marets, XVIIe siècle (ibid.) — Saint Didier sur Charpey, 1695 (ibid., B 407) — Saint Didier les Charpey, XVIIIe siècle (Rôle de tailles).

Avant 1790, Saint-Didier était une paroisse du diocèse de Valence et de la communauté de Charpey — Parrochia Sancti Desiderii de Rovoria, 1100 (Cartulaire de Romans, 246) — Parrochia Sancti Desiderii de Baysayas, 1240 (ibid., 370) — Capella Sancti Desiderii prope Charpeyum, XVe siècle (Pouillé de Valence) — Cura Sancti Desiderii de Marisco, 154g (Rôle de décimes ) dont l'église sous le vocable de saint Didier — Ecclesia Sancti Desiderii de Revoria, 1183 (Mas. de l'Isle-Barbe, 117) dépendait d'un ancien prieuré de l'ordre de Saint-Benoît, filiation de l'Île-Barbe — Domus Rovoyrœ, 1240 (Cartulaire de Romans, 370) — Rector de Revoyro, XIVe siècle (Pouillé de Valence) dont il est question dès le XIIe siècle et qui fut uni à la cure vers le XIVe siècle, les dîmes appartenant au curé du lieu.

Au point de vue féodal, Saint-Didier était une terre démembrée de celle de Charpey, qui appartenait en 1299 aux Furcata et qui fut vendue en 1407 aux Malet, des mains de qui elle passa aux Theys. Ceux-ci, qui en étaient seigneurs en 1490, s'éteignirent chez les Thiennes, qui vendirent en 1623 Saint-Didier aux Clermont-Chatte, lesquels ayant ainsi réuni la seigneurie de Saint-Didier à celle de Charpey conservèrent le tout jusque vers 1699, époque à laquelle ils furent remplacés par les Caillebot de la Salle, derniers seigneurs.

Saint-Vincent

SAINT-VINCENT village parroisse et section communale de Charpey.

— Parrochia et domus Sancti Vincenti de Charpey, 1240 (Cartulaire de Romans, 370) — Villa Sancti Vincentii prope Charpeyum, 1381 (Valbonnais, II, 162) — Prioratus Sancti Vincentii prope Charpeyum, XVe siècle (Pouillé de Valence).

Avant 1790, Saint-Vincent était une paroisse du diocèse de Valence et de la communauté de Charpey, dont l'église était celle d'une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui fut unie à celle de Valence vers la fin du XVIe siècle, et dont le titulaire, qui avait les dîmes de cette paroisse, était en outre seigneur temporel de Saint-Vincent, fief des comtes de Valentinois, inféodé à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dès le XIIe siècle.

Source : Bibliothèque_nationale_de_France

Démographie

Année
Nombre
1794
-
1801
-
1806
2 628
1820
2 693
1831
-
1841
-
1851
-
1861
-
1872
-
1876
1 584
Année
Nombre
1881
1 481
1886
1 419
1891
1 338
1896
1 273
1901
1 239
1906
1 198
1911
1 123
1921
1 027
1926
1 008
1931
1 034
Année
Nombre
1936
1 031
1946
960
1954
1 033
1962
659
1968
630
1975
637
1982
739
1990
806
1999
901
-
-

Sources : l'INSEE ; Cassini

Repères géographiques

Carte sur ViaMichelin de : Charpey

Illustrations, photos anciennes

Familles notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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Christian DASSE-VINAY 2001 - Réélu en 2008
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