26088 - Chatuzange-le-Goubet
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| Chatuzange-le-Goubet | |
|---|---|
| Informations | |
| Pays | |
| Région | |
| Département | |
| Canton | Bourg-de-Péage |
| Code INSEE | 26088 |
| Code postal | 26300 |
| Population | 3975 hab. (1999) |
| Nom des habitants | Goubetois, Goubetoises |
| Superficie | 2824 hectares |
| Densité | 141 hab/km² |
| Point culminant | 327 m |
| Altitude | 150 m |
| Coordonnées (long/lat) | 05°05'29" E / 45°00'28" N |
| Localisation | |
| | |
Sommaire |
H
istoire de la commune
Extrait du 'Dictionnaire topographique de la Drôme'
Chatuzange
CHATUZANGE , Commune du Canton de Bourg-de-Péage
— Villa Chatunanges, 1095 (Cartulaire de Romans, 168) — Chalvenzanjes (pour Chatuenzanjes), 1140 (Revue des biblioph. dauphin., 55) — Chatuisanges, 1218 (Cartulaire de Léoncel, 83) — Chatuzangas, 1247 (ibid., 148) — Chatusanjas, 1251 (ibid., 168) — Chatuczangis, 1248 (ibid., 158) — Chatussangiis, 1382 (Archives de la Drôme, E 3649) — Chatusangiarum, 1506 (ibid., Fonds de Léoncel)
Avant 1790, Chatuzange était une paroisse du diocèse de Valence, dont l'église, dédiée à saint Apollinaire — Parrochia Chatusanzias, XIIe siècle (Cartulaire de Romans, 309) — Ecclesia de Chatusangiis, 1244 (ibid., 145) — Parrochia Sancti Appolinaris de Chatuisangiis, 1246 (ibid., 146) — Capella de Chatusangiis, XIVe siècle (Pouillé de Valence) — Cura Chatusangiarum, XVe siècle (ibid.) — Cura Chatussangiarum, 1549 (ibid.) dépendait du chapitre de Romans, qui y prenait la dîme et présentait à la cure.
Cette paroisse, dont l'étendue était la même que celle de la paroisse actuelle, faisait partie de la communauté de Pisançon, dite aussi Delphinaux de Pisançon, dont la circonscription territoriale était celle de la commune de Chatuzange, comprenant aujourd'hui les deux paroisses de Chaluzange et de Pisançon.
Pisançon
PISANÇON Village, section et partie communale de Chatuzange
— De Pisanciano 1038 (Cartulaire de Romans, 224) — Pizenczan, 1164 (Cartulaire des hosp., 53) — Pisanca, XIIe siècle (ibid., 333) — De Pisanciano, Piszanza, Pizanza, 1200 (Cartulaire des hosp., 47) — Pisanchan, 1217 (ibid., 47) — Pissanum, 1272 (Inventaire des Dauphins, 63) — Piszasianum, 1297 (Cartulaire de Léoncel, 301) — Pizenza, 1315 (ibid., 42) — Pisancsanum, 1333 (Choix de documents, 39) — Piscencain, 1404 (ibid., 241) — Pizançon, 1413 (Archives de la Drôme, E 2292).
Château de Pisançon.
— Castrum Pisantiani, 1050 (Cartulaire de Romans, 327) — Castrum Pisancianum, 1099 (ibid., 173 bis) — Castrum Pizancianum super fluvium Isare, 1100 (ibid., 174) — Castrum de Pisanciano, 1134 (ibid., 291) — Castrum Pissanczani, 1279 (Inventaire des Dauphins, 52). — Castrum Pisansiani, 1360 (Choix de documents, 197). — Castrum Pizencianum, 1361 (Duchesne : Comtes de Valentinois, 81).
Avant 1790, Pisançon était une paroisse de la communauté de Chatuzange et du diocèse de Valence — Ecclesia Pisantiani, XIVe siècle (Pouillé de Valence) dont l'église dédiée à saint Michel — Ecclesia Sancti Michaelis in villa Pisanciano, 924(Cartulaire de Romans, 130) dépendait du chapitre de Romans, qui y prenait la dîme et présentait à la cure.
Pisançon était en outre le chef-lieu d'une importante seigneurie ou mandement — Mandamentum Pisanciani, 1100(Cartulaire de Romans, 167) — Mandamentum de Pisansa, 1218 (ibid., 43) — Mandamentum Pisanciani prope Romanis, 1372 (Chevalier: Maladr. de Voley, 75), comprenant, avec la paroisse de son nom, celle de Chatuzange et toute la commune actuelle du Bourg-de-Péage.
Après avoir pendant longtemps fait partie du domaine temporel de l'abbaye de Romans, cette seigneurie fut partagée, vers le commencement du XIVe siècle, entre les François de Royans et les Clérieu. Advenue, avant 1250, aux Chabeuil, la part, des François passa en 1277 aux barons de la Tour, qui furent ensuite les Dauphins, tandis que celle des Clérieu, héritée en 1336 par les comtes de Valentinois, passa en 1374 aux Poitiers-Saint-Vallier. Ces derniers ayant reçu en 1467, du roi Louis XI, la part des Dauphins, possédèrent un moment toute la terre qui, en 1542, était derechef partagée entre les Vaulperge, détenteurs de la parerie delphinale, et les Béavieu, que remplacèrent en 1545 les Créqui , détenteurs de la pa-rerie poitevine. Seulement, cette dernière, ayant été recouvrée en 1570 par les Poiliers-Saint-Vallier, fut vendue en 1595, par leurs héritiers, aux La Croix-Chevrières qui, ayant acquis en 1655 la parerie delphinale, engagée à Lesdiguières en 1593 et par lui vendue aux consuls de Romans en 1632, furent seigneurs de Pisançon jusqu'à la Révolution.
La châtellenie de Pisançon — Castellaria de Pisencans, 1183 (Cartulaire de Léoncel, 34) — Castellania Pisanciani, 1391 (Archives de la Drôme, E 3050) avait la même étendue que le mandement de ce nom.
Source : Bibliothèque_nationale_de_France
Statistique de la Drôme (1835):
Cette commune, dont la population est de 1737 individus, est formée de plusieurs hameaux ; elle est à 7 km de Romans, et 20 de Valence. Son territoire, borné au nord par l'Isère, présente une culture riche et variée, de belles plantations et des sources qui fournissent d'abondants arrosages. Les principales productions sont les grains, les fourrages, le vin et la soie. Les habitants ne font aucun commerce. Le hameau le plus considérable après Chatuzange est Pisançon, dont l'ancien château situé sur l'Isère, devint un fief avec un territoire, et fut plus d'une fois un sujet de guerre entre les seigneurs qui se le disputèrent sous le régime féodal. On lit, entre autres, le fait suivant dans l'Histoire Générale de la Province : "Silvion de Clérieux et Lambert de Chabeuil étant seigneurs de Pisançon, s'en partagèrent le château en 1271, et fortifièrent la part échue à chacun. D'un château ils en firent deux, et étant devenus ennemis, ils assiégèrent le château l'un de l'autre. Guy d'Auvergne, archevêque de Vienne, comme seigneur supérieur, à cause de l'abbaye Saint Barnard, leur ordonna de les lui remettre, pour en éviter la ruine. Lambert refusa d'obéir ; il s'empara même du château de Silvion où l'abbé de Saint Félix était entré pour l'archevêque. Cet acte de félonie donna lieu à l'archevêque de le priver de son fief : il le donna en 1274 à Humbert de Latour, qui se rendit maître de la place. Humbert posséda paisiblement Pisançon tant que l'archevêque vécut. A sa mort l'évêque de Valence, Amédée de Roussillon, qui avait traité avec Silvion et qui était devenu administrateur de l'archevêché de Vienne, y fit assiéger Humbert ; mais il se défendit si bien que le siège fut levé ; on lui fit des propositions, et l'affaire traînant en longueur, il devint si puissant que ses adversaires n'osèrent plus l'inquiéter." C'est ainsi que ce château était devenu la propriété des dauphins. Il appartient aujourd'hui à M. le marquis de Pisançon, mais ce ne sont plus que des ruines. La famille de Pisançon l'a depuis longtemps abandonné, pour en bâtir un autre à quelque distance de là dans une situation plus belle et plus spacieuse. Au château moderne est joint un très beau parc, bordé d'un côté par une longue muraille et de l'autre par l'Isère, vers laquelle il descend en amphithéâtre dans une très heureuse et agréable position. Ce parc est séparé par un ravin du domaine de Rioussec, qui fut la maison de plaisance de M. l'abbé de Tancin, lorsqu'il était chanoine de Saint-Barnard. La dignité de sacristain était alors la première du chapitre : elle vint à vaquer, et elle fut demandée par l'abbé de Tancin, à qui on la refusa. Il en eut tant d'humeur, qu'il remit au chapitre la démission de son canonicat et vendit à M. Lacroix-de-Pisançon, président au Parlement, sa propriété de Rioussec. C'est de là qu'il est parti pour aller rejoindre à Paris sa soeur, la religieuse de Tancin, qui avait aussi abandonné le couvent de Montfleury pour un plus grand théâtre, où elle se distingua par son esprit, et où elle aida si bien son frère que, sous le règne de Louis XV, l'abbé de Tancin devint ministre, secrétaire d'Etat, cordon bleu, pair ecclésiastique et cardinal. C'est ainsi que la fortune lui refusa d'abord une petite place, pour le conduire plus tard, comme par la main, à la plus brillante du royaume et la plus élevée de l'église gallicane.
Démographie
| Année Nombre | 1794 - | 1801 - | 1806 1 343 | 1820 1 780 | 1831 - | 1841 - | 1851 - | 1861 - | 1872 - | 1876 1 740 |
| Année Nombre | 1881 1 611 | 1886 1 537 | 1891 1 609 | 1896 1 575 | 1901 1 522 | 1906 1 547 | 1911 1 440 | 1921 1 285 | 1926 1 278 | 1931 1 467 |
| Année Nombre | 1936 1 364 | 1946 1 404 | 1954 1 519 | 1962 1 622 | 1968 1 777 | 1975 1 875 | 1982 2 554 | 1990 3 619 | 1999 3 975 | - - |
Repères géographiques
Carte sur ViaMichelin de : Chatuzange-le-Goubet
Illustrations, photos anciennes
Familles notables
Les maires
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| Christian GAUTHIER | 2001 - | Réélu en 2008 |
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