50278 - Le Loreur
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| Le Loreur | |
|---|---|
| Informations | |
| Pays | |
| Région | |
| Département | |
| Canton | Bréhal |
| Code INSEE | 50278 |
| Code postal | 50510 |
| Population | 167 hab. (1999) |
| Nom des habitants | les lorois |
| Superficie | 323 hectares |
| Densité | 52 hab/km² |
| Point culminant | 121 m |
| Altitude | 94 m |
| Coordonnées (long/lat) | -01°25'48"E/48°52'12"N |
| Localisation | |
| Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune (vert = commune partagée entre plusieurs cantons) | |
Sommaire |
H
istoire de la commune
Le Loreur en 1789
Les fiefs
La paroisse comptait 4 fiefs nobles : le fief du Poirier, qui appartenait aux religieux du Mont-Saint-Michel ; celui des Ressources, extension de la baronnie de Bréhal appartenait au prince de Monaco, seigneur de Bréhal, qui possédait aussi des fiefs à Hambye, à Bourey ; les deux fiefs de Gastigny et de la Beslière, qui étaient réunis dans la main de Luc Fr. Leboucher de Valléfleurs, seigneur de la paroisse, membre de l'assemblée d’élection et du bureau intermédiaire.
Note : Il existe aussi un fief dénommé Gastigny à Saint-Pair. Luc-François Leboucher de Vallesfleurs, écuyer, était marié avec Marie Rosalie Tanquerey de la Mombrière (1747-1819). Cette dernière est enterrée dans l'église de Saint-Pair où sa dalle est toujours visible.
Les cahiers de doléances
Nombre de feux : 47
Députés : Antoine-Nicolas TANQUEREY (1731-1800), laboureur (4 jours, 12 l. Acc.) ; Pierre GRANDIN (1747-1829), laboureur (4 jours, 12 L, Acc.).
Extraits des cahiers :
Art. 3 : Qu'il soit aussi par eux représenté à Sa Majesté que la paroisse est surchargée de rentes seigneuriales, payables tant en argent qu'en grain, à trois seigneurs différents; deux laïques et un ecclésiastique ; que ces rentes, pour la plus grande partie, sont dues par des personnes peu aisées qui se trouvent en grand nombre dans ladite paroisse, que ces rentes sont payées sans aucune diminution au profit des redevables...
Art. 4 : Lesdits habitants désirent encore qu'il soit représenté pour eux à sa Majesté qu'ils payent, comme tous les fidèles sujets de Sa Majesté, leur cotisation pour l'entretien des grandes routes, et que cependant ils [n'] en tirent que peu d'avantages desdites grandes routes, parce que les chemins vicinaux qui conduisent auxdites grandes routes sont impraticables pour eux les trois quarts de l’année, quelquefois l’année entière si le haut, de l’été n’est pas très sec ; que cependant ce n'est qu'à l’aide de grandes routes qu'ils peuvent se procurer la graisse de mer si nécessaire pour fertiliser leurs terres et les mettre en état de produire des grains de bonne qualité ; que cette graisse se prend à Granville et à Bricqueville ; qu'iceux habitants désireraient donc que Sa Majesté fût suppliée pour eux, que les chemins qui conduisent depuis l'église de cette dite paroisse du Loreur jusqu'au village du Repas, et depuis la susdite église jusqu’audit lieu de Bricqueville fussent mis en bonne et due réparation...
Eléments d'histoire
L’église n’offre rien d’intéressant. Elle a été refaite pendant la période moderne. Ses fenêtres sont de forme carrée ; le chœur et la nef sont voutées en bois. La tour est carrée, et est terminée par un toit en bâtière...
Patrimoine
L'église
Elle est placée sous le vocable de Notre Dame. La tour est carrée et terminée par un toit en bâtière. Statues du XVIIe siècle et du XIXe siècle inscrites à l'inventaire des objets classés.
Cette paroisse dépendait de l’archidiaconé de Coutances ou de la chrétienté et du doyenné de Saint-Pair.
Le dernier curé résidant est l'abbé Mathurin Pellé (1852-1925), il sera resté curé de la paroisse pendant 22 ans. Il est enterré dans le cimetière (voir photo dans la gallerie). C'est durant son ministère que les vitraux seront rénovés, un de ceux-ci l'ayant été par ses soins. Après cette date (entre 1920 et 1925), l'administration de la paroisse sera assurée par le curé de Saint-Sauveur-la-Pommeraye.
La croix de cimetière : trois emmarchements, dé dont deux angles abattus sont décorés de fleus de lys en bas-relief, fûts à pans coupés et croisillon à embranchements circulaires.
Pour en savoir plus : Objets d'art, Patrimoine de la Manche
Démographie
| Année Nombre |
1794 228 |
1801 298 |
1806 289 |
1820 306 |
1831 322 |
1841 344 |
1851 335 |
1861 303 |
1872 320 |
1876 315 |
| Année Nombre |
1881 303 |
1886 314 |
1891 274 |
1896 276 |
1901 256 |
1906 234 |
1911 217 |
1921 177 |
1926 206 |
1931 212 |
| Année Nombre |
1936 188 |
1946 207 |
1954 201 |
1962 218 |
1968 203 |
1975 164 |
1982 166 |
1990 167 |
1999 177 |
- - |
Repères géographiques
Localisation
Sur les cartes :
Du latin oratorium (ancien français oreur), oratoire. Dans l'oreur, l'article a été agglutiné au nom, d'où loreur puis avec à nouveau l'article Le Loreur (1).
Les communes limitrophes du Loreur sont : La Meurdraquière, Saint-Sauveur-la-Pommeraye, Hudimesnil, Bourey ancienne commune aujourd'hui rattachée à Cérences, Ver.
Le Loreur est situé à l'intersection de deux routes.
La première allant du Repas à Cérences (aujourd'hui la D35), une ancienne voie romaine allant de Rennes (Condate) à Avranches (Legedia), Coutances (Cosedia Constantia) puis Valognes (Alauna). Selon Emile Vivier (2), cette voie aurait emprunté d'anciennes pistes gauloises, les romains en transformant quelques-unes en routes, en les pavant de larges dalles assurant ainsi leur solidité et leur durée. Encore en quelques endroits, elle porte le nom de « Chemin Perré » ou de "chemin Chaussé". De plus D. Levalet (3) rapporte qu'en 1835 au Repas près de la très ancienne chapelle placée sous le vocable de Saint Denis, furent trouvées des poteries et des monnaies romaines, des tuiles rouges à rebord, et des tombeaux qui ne renfermaient plus que des cendres.
La seconde allant de Bréhal au Mesnil-Rogues (D20). Voici ce qu'en disaient les paroissiens de Chanteloup en 1789 (4) : "... La plupart d'entre eux sont encore assujettis à une espèce d'impôt qui ne leur est pas moins à charge que les précédents. Cette paroisse est traversée d'une vieille route allant du grand chemin de Bréhal au Loreur et au bourg de La Haye-Pesnel. Cette grande route est extrêmement fréquentée dans tout le cours de l'été ; il y passe chaque jour plus de deux cents charrettes attelées de six, huit et dix bêtes, et six à sept cents chevaux de somme des paroisses voisines.
Toutes ces voitures étrangères à la paroisse de Chantelou portent annuellement des quantités prodigieuses de fagots aux salines de Bricqueville-près-la-Mer, pour la fabrication du sel blanc, et en rapportent de la tangue ou sable de mer pour engraisser les terres ; d'autres portent des bois de construction à Granville et en reviennent chargées d'écallin ou écailles d'huîtres pour le même usage. Dans les moindres saisons de pluies, ces chemins sont défoncés et coupés en un jour par les ornières profondes qui s'y font, parce que cette route est assise sur un sol partie sablonneuse et partie argileuse, et les réparations que l'on y fait le matin sont disparues le soir. Ce sont cependant les malheureux bordiers de cette route qui sont obligés de les entretenir, malgré la disette des pierres dans le canton..."
Sources :
- (1) "Dictionnaire étymologique des noms de commune en Normandie", René LEPELLEY.
- (2) "Anciens grands chemins de l’Avranchin" Emile Vivier dans la Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, tome XXXIII, N° 199, juin 1954.
- (3) "Le Repas : une station routière gallo-romaine" D. LEVALET dans Annales de Normandie Janvier 2006.
- (4) Le Procès-verbal d'assemblée de la paroisse de Chanteloup en 1789.
Procès-verbal de délimitation (1827)
Procès-verbal de délimitation du territoire de la commune du Loreur et de sa division en section.
L’an mil huit cent vingt six le trente et unième jour du mois d’aoust, nous, géomètre en chef du département de la Manche, chargé de procéder, conformément aux instructions, à la reconnaissance des lignes de circonscriptions des communes du canton de Bréhal nous sommes transportés, accompagnés du Contrôleur des contributions directes, au chef-lieu de la commune du Loreur en la mairie, où nous avons trouvé M. Antoine François Tanqueray, Maire de ladite commune, lequel a successivement appelé sur le terrain les propriétaires "du coin ?" pour servir d’indicateurs nommés par lui, ainsi que les maires, Adjoints et indicateurs des communes ci-après désignées, convoqués et rassemblés pour constater contradictoirement la démarcation du territoire du Loreur.
Lieux-dits, noms de villages
La Boulaye, La Boscherie, Les Huets, Les Nouilleries, Village des Lair, La Filouserie, La Murie, La Mazardière, L'oiselière, Bergeaux, Le Hamel, Les Clos Sas, Le village Bidel, Le Bouillon, La Maison Neuve, La Mancelière, Le Poirier, village Vivien
Illustrations, photos anciennes
Familles notables
Les capitaines de la paroisse
| Prénom(s) NOM | Période | Observations |
| Philippe LE MUEY | Sieur de la Murie (1651-1712) | |
| - | - |
Les maires
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| Jacques BOUSSEY | 1792 - 04/1793 | (1758-1815) |
| Jean COURTOISE | 04/1793 - 02/1794 | - |
| Antoine LEMUEY | 02/1794 - 1800 | - |
| Jean COURTOISE | 1800 - 1810 | - |
| Antoine-François TANQUERAY | 1810 - 1846 | (1780-1846) |
| Victor Charles COLETTE | 1846 - 1849 | - |
| Victor-Honoré BOUSSEY | 1849 - 1859 | (1809-1861), Cultivateur |
| Pierre-Marie TANQUERAY | 1859 - 1898 | (1819-1898), Cultivateur |
| Aimable-Maria HIROU | 1899 - 1904 | - |
| Victor Marie DUVAL | 1904 - 1910 | (1870-1910) |
| Auguste HUE | 1910 - 1913 | - |
| Prosper COUILLARD | 1913 - 1925 | - |
| Pierre DUBOURG | 1925 - 1935 | - |
| Désiré LEGALLAIS | 1935 - 1945 | - |
| Auguste BOUILLET | 1945 - 1947 | - |
| LEGALLAIS | 1947 - 1953 | - |
| Marcel MORIN | 1953 - 1995 | Cultivateur |
| Chantal GALLIER | 1995 - 2001 | - |
| Patricia LECOMTE | 2001 - ... | - |
| - | - | - |
Morts des guerres 1914-1918/1939-1945
A savoir pour vos recherches généalogiques
Horaires d'ouverture de la mairie
Le mardi, de 9h00 à 12h00. Tél : 02 33 51 01 80.
Dépouillements des registres paroissiaux
Registres : de 1679 à nos jours.
Dépouillements du CG50 : 1673 à 1792 (M)
Dépouillements sur le Net en accès libre : Bases généalogiques de la Manche 1673 à 1792 (M).
Les dispenses de consanguinité
Elles sont disponibles aux archives départementales de la Manche à Saint-lô ou encore aux archives diocésaines de Coutances (sur rendez-vous).
Archives notariales
Le Loreur ne possède pas de notariat, ses habitants utilisaient les services des notaires de Cérences ou de Bréhal, de Granville, voire de Montmartin.
Patronymes
Bibliographie
- « Le Loreur » article de M. Renault paru dans l’Annuaire du Département de la Manche en 1854.
- "Cahiers de doléances du bailliage du Cotentin" Emile BRIDEY, Paris 1907
Liens utiles (externes)
- Le Loreur sur le site Wikipedia.






