50311 - Le Mesnil-Garnier
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| Le Mesnil-Garnier | |
|---|---|
| Informations | |
| Pays | |
| Région | |
| Département | |
| Canton | Gavray |
| Code INSEE | 50311 |
| Code postal | 50450 |
| Population | 233 hab. (1999) |
| Nom des habitants | Les Mesnil-Garnierais |
| Superficie | 1041 hectares |
| Densité | 22 hab/km² |
| Point culminant | 166 m |
| Altitude | |
| Coordonnées (long/lat) | |
| Localisation | |
| Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune (vert = commune partagée entre plusieurs cantons) | |
Sommaire |
H
istoire de la commune
Cette terre appartenait à la famille Thieuville, seigneurs du Mesnil-Garnier. Cette famille donna à l’église deux évêques (Coutances et Avranches) et deux abbesses à l’abbaye royale de la Trinité à Caen. Par le mariage de Catherine de Thieuville avec Olivier Mauny, baron de Thorigny, elle échoira dans la famille de Matignon. Elle sera vendue à Thomas Morant au début du XVII° siècle (voir article sur le château). En 1659, la seigneurie est transformée en marquisat.
Patrimoine
L'église
Elle est placée sous le vocable de Sainte Anne. Elle était de patronage laïque.
De l'ancien édifice, il ne reste qu'une porte en plein cintre ornée de têtes grossières (certainement du XIIIe siècle). L'essentiel de la construction est du XIVe siècle et le clocher du XVIe siècle.
Cette paroisse dépendait de l’archidiaconé du Val de Vire et du doyenné de Gavray.
Le château
Sa construction est dûe à Thomas Morant, chevalier, sieur d’Éterville, intendant de Louis XIII, conseiller d’État et maître des requêtes, vers 1620. En voici sa description : « Bâti dans une vallée (celle du ruisseau des Nouailles ou des étangs du Mesnil-Garnier, petit affluent de la Bérence), entouré d'étangs et de futaies, le château du Mesnil-Garnier comprenait un corps principal, avec avant-corps élevé surmonté d'un dôme ; aux extrémités deux pavillons d'une hauteur de quarante mètres environ ; puis des ailes en retour d'équerre. Le tout, occupant une superficie de 8 000 m², était entouré de fossés larges et profonds, creusés dans le roc et remplis d'eau. Devant le pavillon central, un pont de pierre avait été jeté sur les douves larges de vingt mètres, mais n'en occupait que les deux tiers de la largeur, un pont-levis et des meurtrières percées dans les murailles assuraient la défense du château en temps de guerre.
En face du pont un large espace séparait le château des colombiers, entre lesquels s'élevait la grille d'entrée, dont les piliers sont encore intacts. Enfin, autour d'un rond-point se dressaient des chênes séculaires et une magnifique avenue de hêtres aujourd'hui abattus. Cinq autres avenues donnaient accès au château, d'où dépendaient plusieurs belles futaies » (source : Revue Héraldique. Tome XXII. N* 2, 1906, page 87).
Dans "Généalogie de la famille de Morant", par Albert Bruas, on lit :
L'acquéreur de 1600, Thomas Morant avait fait, aussitôt après son acquisition, construire sur cette terre un superbe château, "l'un des plus considérables de la généralité de Caen, et qui lui coûta plus de 500 000 livres." Bâti dans une vallée, entouré d'étangs et de futaies, le château du Mesnil Garnier comprenait un corps principal, avec avant corps élevé et surmonté d'un dôme ; aux extrémités, deux pavillons d'une hauteur de 40 m environ, rappelant l'architecture d'un des pavillons du château de Blois ; puis des ailes en retour d'équerre. Le tout occupant une superficie de 8 000 m² était entouré de fossés larges et profonds, creusés dans le roc et remplis d'eau. Devant le pavillon central, un pont en pierre avait été jeté sur les douves larges de 20 m mais, il n'en occupait que les deux tiers de la largeur ; un pont levis et les meurtrières percées dans les murailles assuraient la défense du château en temps de guerre. En face du pont, un large espace séparait le château des colombiers, entre lesquels s'élevait la grille d'entrée dont les piliers sont encore intacts. Enfin, autour d'un rond-point, se dressaient des chênes séculaires et une magnifique avenue de hêtres aujourd'hui abattue. Cinq autres avenues donnaient accès au château, d'où dépendaient plusieurs belles futaies. Non loin de là était la splendide forêt de Gavray.
Les appartements étaient ornés de superbes boiseries en chêne et chacun avait un parquet différent d'un remarquable travail. Les murs du château ont été rasés à la hauteur du premier cordon de granit au-dessus du sol, ce qui permet encore de se rendre compte de la construction édifiée par Thomas Morant. Un document permet aussi d'en apprécier l'importance : la vente des matériaux de démolition qui, en raison du mauvais état des routes en 1795, ne devaient avoir que peu de valeur, a produit 75 000 livres. Avec les débris de la démolition, on éleva au milieu de l'enceinte du château une habitation moderne sans style ni caractère.
De 1768 à 1789, le château appartient à Sébastien de Poilvillain, comte de Cresnay. Ensuite, c'est la famille Cambioso, de Gènes, qui l'achète. En 1795, pour éviter la réfection de la toiture, le château est démoli hors le pavillon de gauche. En 1828, le général de Bonnemains s'en porte acquéreur.
Le couvent
Les dominicains sont arrivés au Mesnil-Garnier à partir de 1620, il y ont fondé un monastère. La construction des bâtiments s'étira entre [[1630] et 1645. En 1793, l'Eglise conventuelle fut rasée.
On lit dans "Généalogie de la famille de Morant", par Albert Bruas : À 800 m du château était un couvent de Dominicains, qui avait été construit en 1619 par Thomas Morant et qui, lui aussi n'existe plus. Il avait été édifié avec les pierres provenant des fonds des douves et avec des blocs de granit amenés de carrières éloignées. Autour d'une cour intérieure s'étendait un cloître en granit avec voute en plein centre, qui supporte le premier étage. La révolution détruisit une partie du couvent : le surplus existait encore il y a vingt ans (NDLR : en 1892) en bon état. Mais son dernier propriétaire, par une bizarre idée que peut seule expliquer son état maladif avait ordonné dans son testament de tous raser, et cette condition insensée a malheureusement été trop fidèlement exécutée. Dans ce couvent avait été enterrés plusieurs membres de la famille de Morant, notamment Thomas, 2ème du nom et en 1785, la marquise de Morant. C'était le lieu de dépôt des titres et archives de la famille. À gauche du couvent se trouvait l'église, abattue lors de la révolution. La tour seule avait été respectée: mais, en 1868, elle aussi a été démolie. Un caveau creusé sous cette tour servait à la sépulture des moines, dont les tombes furent bouleversées en 1793. Le tableau qui ornait le maître autel et qui a parait-il une valeur artistique, est maintenant dans l'église du Mesnil Amand.
Activité économique
Les foires
Foire de 1 jour, le deuxième vendredi d’octobre ; elle date du 31 juillet 1806. On y vend quelques bestiaux, beauccoup de fil et de filasse.
source : Annuaire du département de la Manche, 1833, p. 122
Démographie
| Année Nombre |
1794 731 |
1801 734 |
1806 862 |
1820 850 |
1831 840 |
1841 847 |
1851 782 |
1861 713 |
1872 658 |
1876 633 |
| Année Nombre |
1881 607 |
1886 587 |
1891 548 |
1896 524 |
1901 511 |
1906 508 |
1911 471 |
1921 426 |
1926 430 |
1931 463 |
| Année Nombre |
1936 477 |
1946 448 |
1954 402 |
1962 359 |
1968 332 |
1975 303 |
1982 256 |
1990 260 |
1999 233 |
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Repères géographiques
- localisation sur IGN
- localisation sur ViaMichelin
Les communes limitrophes du Mesnil-Garnier sont : Le Mesnil-Villeman, Gavray, Montaigu-les-Bois, La Bloutière, Fleury, Champrepus.
Illustrations, photos anciennes
Familles notables
Personnalités
Pierre Bonnemains (vicomte de)
Né à Tréauville en 1773, décédé maire du Mesnil-Garnier le 9 septembre 1850. Général de division sous le 1er Empire, Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, à Paris. Pair de France (1845-1848). Grand officier de la Légion d'Honneur. Commandeur de l'ordre de Saint-Louis. Chevalier de la Couronne de Fer. Grand-Croix de Saint-Ferdinand d'Espagne et de l'épée de Suède. Député de la Manche (1830-1831 ; 1837-1845). Conseiller Général des cantons de Villedieu-les-Poêles et la Haye-Pesnel de 1840 à 1848 (un seul représentant pour les deux cantons).
Les maires
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| - | - | - |
| MAUGER | 1831 - 1837 | - |
| Pierre de BONNEMAINS | 1837 - 1850 | Général de division, Pair de France, ancien député. |
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| Annick VILLAIN | 2001 - | - |
A savoir pour vos recherches généalogiques
Horaires d'ouverture de la mairie
Mardi, de 14h00 à 17h00 et jeudi, de 9h00 à 12h00.
Dépouillements des registres paroissiaux
Registres de 1646 à 1662, de 1680 à aujourd'hui.
Dépouillements du CG50 :
- 1641 - 1802 (BMS)
- 1803 - 1812 (BS)
- 1813 - 1905 (NMD)
- 1676 - 1792 (CM)
Remarques
Bibliographie
- « Gavray – Hambye » Bernard BECK, OCEP Coutances, 1975
- « L'histoire du couvent dominicain du Mesnil-Garnier, dans le Cotentin » J. FREMIN, Annales de Normandie, 1995, vol. 45, no4, pp. 419-430






