68036 - Biesheim
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| Bisheim | |
|---|---|
| Blason de Biesheim | |
| Informations | |
| Pays | |
| Région | Alsace |
| Département | Haut-Rhin |
| Canton | Neuf-Brisach |
| Code INSEE | 68036 |
| Code postal | 68600 |
| Population | 2315 hab. (1999) |
| Nom des habitants | Bishemois/se |
| Superficie | 1655 hectares |
| Densité | 139 hab/km² |
| Point culminant | 194 m |
| Altitude | 190 m |
| Coordonnées (long/lat) | 07°32'38"E/48°02'30"N |
| Localisation | |
| Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune (vert = commune partagée entre plusieurs cantons) | |
Sommaire |
Histoire de la commune
Origine du nom de Biesheim :
Le nom de BIESHEIM se décompose en un :
- radical : HEIM = home chez les anglo-saxons et signifie : domicile. Il est d'origine franque.
- déterminatif : BIES = Biessess-Buessis-Buozens-Buzen-Bezen-Beze-Bezo…
Sans aucun doute, c'est le nom d'une personne, peut-être le fondateur du village, un riche propriétaire.
L'orthographe du village a changé de nombreuses fois au cours des siècles :
- Citée depuis 900 dans les chroniques, Biesheim est orthographiée de plusieurs façon : Büssheïm, Büssisheim, Biessen, et Büssen dans le document le plus ancien consultable aux ADHR (15 J.1877).
- Biessen : 1643, figure sur la carte de Mérian comme un village fortifié.
- BIESHEIM est cité à partir du XVIIIe siècle dans tous les actes officiels.
Histoire de Biesheim avant 1792
Petit historique de Biesheim.
Très vieille place d’occupation humaine, la commune actuelle de Biesheim a été habitée par des Celtes dès l’âge du fer. Des urnes, bracelets et autres céramiques ont été trouvées lors des fouilles menées sur le ban communal. Camp romain très important de 58 av-jc à 406 ap-jc , il est idéalement situé sur la voie menant de Bâle à Strasbourg (actuel CD 468), et a proximité d’un passage sur le Rhin menant à Mons Brisiacus. Il sera abandonné lors de la chute de Rome (406) puis reconstruit des siècles plus tard (800 ?) sous le nom de Oedenburg.
Rattachée à la France en 1648 (traité de Westphalie), Biesheim, incendié en 1638 par les « Suédois » du Général DE MERCY, de nouveau fortifiée en 1643, fut entièrement détruite ainsi que Volgelsheim pendant le siège de Brisach en 1674 par les impériaux (guerre de Hollande). Les habitants se réfugièrent dans des huttes de paille sur une île du Rhin où sera édifiée à partir de 1675 la Ville Neuve Saint Louis ou Ville Neuve Brisach.
Ville Neuve Brisach sera le siège éphémère du Conseil Souverain d’Alsace (après son départ de Ensisheim et avant son transfert vers Colmar en 1699).
Cette agglomération fortifiée et protégée des crues du Rhin aura près de 330 maisons et 2000 habitants en 1698 y compris ceux de Biesheim venus après 1675.
Elle était protégée par deux forts :
- le fort Mortier (seul vestige actuel de cette époque) ancien St Jakobs Schantze.
- le fort St Jacques ou fort des Cadets ou « fortis inter pontes « (académie militaire de jeunes nobles) ancien Italiener Schantze
Dans les registres paroissiaux avant 1679, les RP Augustins la nommaient Villa Nova ou villa nova St Louis. En 1698, la dénomination ville neuve est difficile à situer entre l’ancienne ville neuve et la nouvelle de Neuf-Brisach. Entre 1685 et 1690, la mention « ex Bissen » apparaît quelquefois ce qui prouve que le village de Biesheim restait habité, et qu’il y avait même un cabaretier (GOLDMANN Jean Georges). De nombreux actes mettent en relief la forte présence de membres du Conseil Souverain d’Alsace (200 personnes environ) avec des signatures illustres : de ANDLAU, de BOISGAUTHIER, SERIGNON, Le LABOUREUR, BERTHIER, de SALOMON, GOME, de KLINGLIN, QUEFFEMME, SERRAFONS, ZIPPER d’ANGENSTEIN etc. et toute une cohorte d’employés et domestiques de ces illustres personnages.
Suite aux décisions du traité de Ryswick en 1698, Ville Neuve Brisach sera détruite et Biesheim reconstruite en partie avec les matériaux récupérés. Le CSA y siégea une dernière fois le 10/5/1698 et le 22 du même mois inaugura sa première session à Colmar.
A cette date sera également édifiée Neuf-Brisach sur plan de Vauban, dernière place forte de ce type en France. Des matériaux de l’ancienne Ville Neuve Brisach seront utilisés pour la construction.
Vogelgrün est l’annexe de la paroisse depuis 1715 et les actes de naissance, mariage et décès de cette commune figurent sous Biesheim jusqu’en 1792.
Peu de patronymes cités dans les actes avant la guerre de 30 ans (1618-1648) ne subsistent à l’heure actuelle à Biesheim. Seuls les patronymes HAUMESSER, VOEGELIN , FUCHS, MULLER, MEYER, AMANN et OBERLIN (OBERLÉ) étaient déjà présents.
La période 1640-1700 voit un afflux massif d’étrangers. Les mariages célébrés à la Ville Neuve en sont la preuve puisqu’ils concernent à 80 % des personnes étrangères au village dont il ne devait subsister que très peu d’habitants. Les seuls familles encore présentes à l’heure actuelle sont : BOELLINGER, KEHRMANN, MARBACH, HUG, MAURER, BIELLMANN, MEYER, MULLER, WEISS.
Les juifs à Biesheim avant 1793
La communauté juive a été très tôt placée sous la protection de Louis XIV puisqu’une ordonnance du 2/3/1674 leur fixe le même statut que les juifs du rabbinat de Metz et Ville Neuve Brisach devint donc le siège juridique de tous les juifs d’Alsace (Aaron WORMSER fut le premier titulaire du rabbinat).
Les premières familles installées furent celle de Wolf BLOCH, WERTH Samuel, GREILSAMMER Joseph et ses enfants. Elles venaient en partie de Vieux Brisach d’où elles avaient été chassées.
Les juifs (38 familles en 1680, liste en annexe 1) se dotèrent, le 30/6/1692, d’un trio d’élus (Wolf BLOCH, Isaac NETTER, Meyer RABYS) responsables de la communauté, avec un budget de 50 livres tournoi annuels. Ils avaient pouvoir d’exclusion. Après la destruction de Ville Neuve Brisach (1698-1699), la majorité des juifs de cette ville retourna à Biesheim. Ils n’eurent en effet pas le droit (de même que les protestants) de s’établir à Neuf-Brisach.
Vers 1720, les Juifs de Biesheim construisirent, sans autorisation, une synagogue pour remplacer le lieu de culte situé dans une maison particulière. Le Conseil Souverain d'Alsace ordonna sa destruction en 1726 (il semble que la vraie raison en soit la dette de plus de 50.000 livres que le président du CSA devait à Meyer WEIL). Ce n'est que vers 1830 qu'une synagogue sera érigée, remplacée par un bâtiment nouveau en 1867.
Le 7/6/1775, Alexandre WEYL acheta, avec Jacob WURMSER de Grussenheim, un terrain communal à Mackenheim pour agrandir le cimetière dit Judengarten où était enterrés tous les juifs de la région depuis fort longtemps (Annuaire SHHR 2002).
En 1784, lors du recensement des juifs, on dénombre 53 familles et 256 personnes.
Leur trace est bien détaillée dans le registre de l’état-civil déjà publié.
Biesheim a été siège d'un rabbinat de 1674 jusqu'en 1910.
Les dates de naissances exactes fournies dans ce recueil pour les juifs ont été notées lors des mariages après 1792 ou trouvée dans le « FRAENKEL ».
Démographie
| Année Nombre |
1793 1 407 |
1800 1 472 |
1806 1 570 |
1821 1 632 |
1831 1 767 |
1836 1 790 |
1841 1 757 |
1846 1 861 |
1851 1 942 |
1856 1 755 |
| Année Nombre |
1861 1 606 |
1866 1 537 |
1870 1 448 |
1875 1 448 |
1880 1 476 |
1885 1 430 |
1890 1 432 |
1895 1 377 |
1900 1 340 |
1905 1 296 |
| Année Nombre |
1910 1 275 |
1921 1 205 |
1926 1 146 |
1931 1 164 |
1936 1 053 |
1946 847 |
1954 962 |
1962 1 019 |
1968 1 149 |
1975 1 874 |
| Année Nombre |
1982 1 959 |
1990 2 125 |
1999 2 315 |
2006 2 329 |
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Source : Cassini
Repères géographiques
Illustrations, photos anciennes
Familles notables
Les maires
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
| Gaspard THEVENIN | 1974 - 1803 | - |
| Joseph Ignace MARCK | 1803 - 1805 | - |
| François Augustin WEISS | 1808 - 1816 | - |
| Jean Georges DUCASSE | 1816 - 1834 | - |
| Georges GAMP | 1834 - 1837 | - |
| Joseph WAGNER | 1837 - 1848 | - |
| Gustave Adolphe PABST | 1848 - 1854 | - |
| Jean Baptiste HUG | 1855 - 1860 | - |
| Sébastien ENGGASSER | 1860 - 1889 | - |
| Henri SEILER | 1889 - 1918 | - |
| Edouard Joseph ALTHUSSER | 1918 - 1941 | - |
| Marie Jean-Pierre BIELLMANN | 1941 - 1945 | - |
| Lucien Joseph FOHRER | 1945 - 1977 | - |
| François Xavier HUG | 1965 - 1977 | - |
| Emile JAEGER | 1977 - 1983 | - |
| Georges Alphonse TRESCHER | 1983 - 1994 | - |
| - | - | - |
| Georges TRESCHER | 2001 - | - |
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Source : France Gen Web
Les notaires
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Horaires d'ouverture de la mairie
| Horaires | Lundi | Mardi | Mercredi | Jeudi | Vendredi | Samedi | Dimanche |
| Matin | de 09h à 12h00 | de 09h à 12h00 | de 09h à 12h00 | de 09h à 12h00 | de 09h à 12h00 | - | - |
| Après-m. | de 15h00 à 18h00 | de 15h00 à 18h00 | - | de 15h00 à 18h00 | de 15h00 à 17h00 | - | - |
- La mairie est ouverte le lundi ; mardi et jeudi de 9h00 à 12h00 et de 15h00 à 18h00 ; le mercredi de 9h00 à 12h00 et le vendredi de 9h00 à 12h00 et de 15h00 à 17h00.
- Vous pouvez contacter la mairie par téléphone : 03 89 72 01 40 ou Fax : 03 89 72 01 41
- Courriel : mailto:mairie@ville-biesheim.fr
Dépouillements des registres paroissiaux (et autres documents nominatifs)
- La communauté juive de Bisheim du XVIIème au XXème siècle ; paru dans le numéro 151 du Bulletin du Cercle généalogique d'Alsace, pages 464 à 470 ; suivi de données généalogiques relevées sur des "mappot" de Bischeim (Archives du Haut Rhin, cote 5E56), données allant de 1667 à 1795 ; les "mappot" sont des pièces de tissu ayant servi lors de la circonscision ; le nom du petit garçon, celui de son père et la date de naissance y sont brodés
Archives notariales
Remarques
Bibliographie
Liens utiles
- Site Officiel de la commune
- Page du village de Bisheim sur le CDHF de Guebwiller
- GenCom Le site des communes pour et par les généalogistes
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