76056 - Bardouville
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| Bardouville | |
|---|---|
| Informations | |
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Seine Maritime |
| Canton | Duclair |
| Code INSEE | 76056 |
| Code postal | 76480 |
| Population | 576 hab. (1999) |
| Nom des habitants | |
| Superficie | 861 ha hectares |
| Densité | 67 hab/km² |
| Point culminant | |
| Altitude | 1 m / 68 m |
| Coordonnées (long/lat) | 0°55'36" E / 49°26'10" N |
| Localisation | |
| Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune (vert = commune partagée entre plusieurs cantons) | |
Sommaire |
Histoire de la commune
- Archives Départementales de Seine-Maritime
2Mi272 (G741) Registre de la visite pastorale de Monseigneur d’Aubigné.
Bardouville, Doyenné de Bourgtheroulde.
Lundy 12 juillet 1717
p 214 – Eglise St Michel de Bardouville
p 215 – Chapelle de St Clément
Le dit jour nous aurions visité la chapelle de St Clément en la maison du Sieur Deshayes curé de St Sauveur sur la paroisse de Bardouville sans doté un fondation le ? ? ? celebre seul la messe pour sa commodité, en la quelle visite nous avons remarqués que la dite chapelle est assez bien décorée, que la pierre de l’autel n’est pas bonne et que la couverture serait à réparer en ayant au surplus aucuns linges ? ? ? ornements que le dit Sieur Deshayes y apporte en venant. Fait comme dessus. Thierry.
P215 – Chapelle Ste Geneviève
Le même jour nous aurions visité la chapelle de Ste Geneviesve au hameau du val des leus en la maison de l’abbé Morin autrefois curé d’Auzebosc sur la paroisse de St Pierre de Manneville doyenné de St Georges quoyque de l’autre costé de la Rivière de Seine du costé du pontaudemer. A laquelle visite nous aurions remarqué que la dite chapelle qui est sans fondation est peu décorée la pierre de l’autel estant bonne, qu’il y a des chasubles propres pour touttes les couleurs excepté pour le noir. Une seule aube et presque point d’autre linge un calice en estat et un missel romain que le plafond est pour la plus grande partie à réparer lequel surplus la dite chapelle est bien abandonnée ? ? laquelle on ne celebre presque point et seras a retirer differentes denrées ? ? ? de la paille et des fruits trouvez jusque sur le dit autel. Fait comme dessus. + Claude ? ? ? de Roüen Thierry
p406.
Sur le proces verbal de visite de la chapelle de St Clement située sur la ditte paroisse de Bardouville nous la declarons Interdite jusqua ce que ayant esté fondée suivant l’usage du diocese Remise en estat et fournie def ? ? ? nous en ayons autrement ordonné.
Sur notre proces verbal de la chapelle de Ste Geneviesve du val des leux, dependante de St Pierre de Manneville en datte de ce jour nous la declarons Interdite jusqu’a ce que ayant esté fondée suivant l’usage du diocese, Remise en estat et fournie de touttes les ? ? ? nous en ayons autrement statué par ecrit. Donné le jour et an susdit.
- Archives Départementales de Seine-Maritime
La légende du Corset - Rouge Bardouville
Récit de l’Abbé Etienne - Ecrit d’après un manuscrit de La Tour de Londres.
En l’année 1068, le sire Bertrand de Bardouville, noble chevalier qui avait servi le Roi Guillaume dans la glorieuse expédition d’Angleterre, revint et s’installa au château qu’il tenait de ses ancêtres et qui était voisin de notre sainte maison. Il n’était bruit que des richesses qu’il avait rapportées d’Outre-mer et dont resplendissait sa demeure. Il s’allia bientôt à une puissante famille de la province : la belle Yolaine de Montigny devint châtelaine de Bardouville, mit de l’ordre au milieu de toutes ces profusions et de la décence parmi les nombreux domestiques qu’un homme de guerre n’avait pas tenus jusque là bien sévèrement.
J’étais déjà, quoique jeune encore, en possession de la crosse que Dieu a daigné remettre à mes faibles mains. Je pus alors me rendre quelquefois chez notre noble et opulent voisin accompagné des plus distingués parmi nos dignitaires. La barque du pêcheur nous déposait au pied d’un sentier qui communique aux fossés du donjon, et, par une poterne, nous étions introduits auprès des nobles hôtes. Hors une certaine brusquerie qui sied assez à un brave militaire, je ne remarquai jamais chez le sire Bertrand que courtoisie et aménité.
Sa passion pour une jeune et belle épousée était extrême, mais ne pouvait surprendre – c’eut été sa froideur qui aurait surpris - . Elle, prévenante pour tous, conservait néanmoins une parfaite dignité. Le premier fruit de cette union, jusque là heureuse, fut un garçon, que je baptisai du glorieux nom de notre Roi, le jour même du départ de sire Bertrand pour l’Angleterre où il avait à prendre possession des immenses domaines, récompense de sa valeur.
Nous avions en ce temps là, pour procureur de l’Abbaye Don Raphaël Capelli, italien, d’une famille noble du Milanais. Ce digne religieux – je dirais ce saint homme – encore bien que l’affreuse calomnie se soit attachée à sa mémoire, joignait aux vertus de son état de profondes connaissances ; il avait été célèbre médecin dans sa patrie avant de prendre notre habit. J’aimais à citer son grand savoir et la belle châtelaine avait souvent réclamé son assistance pour ses domestiques ou ses vassaux malades.
Un jour, Madame Yolaine avait envoyé un de ses serviteurs réclamer les secours de notre digne procureur ; son fils, le seul héritier de cette puissante maison, enfant superbe mais sanguin, comme toute la race normande, était attaqué d’affreuses convulsions. Don Capelli se rend en toute hâte au noble manoir et il est assez heureux pour administrer des remèdes qui mettent le noble enfant hors de danger ; mais d’autres crises se présentent, d’autres furent à redouter. Une heure était nécessaire au messager pour gagner le monastère, une autre heure se passait avant que le médecin fut auprès du petit malade. La sollicitude d’une mère eut bientôt trouvé le moyen d’abréger de moitié sa cruelle attente. Le malheureux corset fut indiqué comme signal, il fut aussi la cause des infâmes calomnies qui eurent un si déplorable résultat.
Les nautonniers, naturellement observateurs, étant peu occupés pendant cette calme navigation, remarquèrent le signal. Le Malin Esprit leur inspira une coupable pensée qui, après vingt-six ans de la plus cruelle catastrophe, ne s’est point effacé et ne s’effacera peut-être jamais.
Le sire Bertrand revenait une seconde fois vers les lieux qui l’avaient vu naître, et l’espérance d’embrasser son fils et son épouse absorbait toutes ses pensées. Un sentiment vague de jalousie inséparable de tout violent amour le glaçait quelquefois, sans qu’il eut pour appui aucune circonstance raisonnable. Il avait pris terre au petit port de Harfleur et avait gagné Caudebec avec les chevaux qu’il ramenait de la Grande-Bretagne. Le désir de revoir plus tôt sa Yolaine et son fils le décide à s’embarquer sur une nef qui remontait le fleuve à l’aide d’une forte marée d’équinoxe. Il s’embarque, accompagné d’un seul écuyer sans se faire connaître, fatale précaution qui devait avoir de bien tristes suites. La nef était couverte de voyageurs qui se rendaient à Rouen pour la Foire St-Romain et la cérémonie du meurtrier délivré.
Les propos de ces passagers ne connurent point de bornes. Il sut que dans l’esprit des hommes de cette contrée, que pour ses vassaux et pour tout ce qui connaissait sa noble maison, Yolaine, sa Yolaine était dégradée et lui, le but des plus outrageants propos. S’il n’avait touché au port qu’il avait espéré avec tant d’impatience, qu’il atteignait avec un poignard dans le cœur, il aurait en deux coups de sa bonne épée balayé le pont du navire et appris à ces manants le respect qu’ils devaient à son nom, mais la nef s’arrêta sous le château pour y charger quelques marchandises. Il sauta sur le rivage ; les derniers mots qu’il entendit lui firent savoir qu’on apercevait le corset rouge, qui pour ces langues de vipères était le signal de sa honte.
Si un simple bourgeois, si le moindre des vilains est dans une circonstance aussi affreuse, capable des plus terribles déterminations, qu’on juge des convulsions d’une âme d’acier comme était celle du compagnon, de l’ami du Conquérant. Il monte avec rapidité le sentier tortueux, sans savoir ce qu’il va faire, atteint le fossé. De son poing formidable il frappe violemment la porte qu’on ouvrait d’ordinaire à ce signal. Elle cède, tirée de l’intérieur. Un homme se dessine dans l’obscurité, c’est le malheureux Capelli que la fatalité expose ainsi à une mort certaine. Le chevalier le crible des coups de son poignard. Il monte ensuite, chasse domestiques et suivantes et reste seul avec la malheureuse Yolaine.
Ce qui arriva, nul ne peut le dire. On entendit de grands cris, des trépignements ; cela dura une partie de la nuit, puis après, rien, pas un souffle. Le matin quelques-uns des plus hardis serviteurs entrèrent et trouvèrent les tables et les escabelles cassées, comme si de lourds marteaux les avaient frappées. On supposa que dans sa fureur même, le chevalier avait précipité la malheureuse châtelaine dans le puits de la tour. On croyait même apercevoir des traces de sang sur les feuilles qui tapissaient l’intérieur de la margelle, mais d’autres traces de sang n’ont point été remarquées, et le puits visité peu après n’a présenté aucun vestige humain.
Les deux familles s’assemblèrent pour donner au jeune Guillaume un conseil de tutelle. J’en fis partie. Son éducation fut confiée à mes soins. Il est maintenant père d’une belle et nombreuse famille et l’un des bienfaiteurs de notre sainte institution. Si l’on me demande ce que sont devenus les auteurs de son existence, je dirai que je n’en sais rien. Si l’on désire connaître les conjectures que j’ai pu faire, je me contenterai de rapporter la circonstance qui les a fait naître, chacun pourra l’interpréter.
Trois ans après l’affreuse catastrophe, un pèlerin qui arrivait de la Syrie, demanda asile au monastère. Il me confia en partant deux boites avec prière de ne les ouvrir que dix jours après son départ. Sa volonté fut suivie et nous trouvâmes le onzième jour dans l’une, qui était bien lourde, un magnifique reliquaire contenant un morceau de la vraie croix, dans une autre, petite et légère, un rubis de grand prix, avec ces mots sans signature : « Vos prières, mes Pères pour le malheureux Capelli ».
NOTES SUPPLEMENTAIRES (1834)
En 1834, le sentier a reçu avec le temps de légers changements ; mais la trace du fossé se retrouve encore au pied de l’ancien donjon qui sert de base à la construction moderne. En abattant les terres on était parvenu à faire un jardin délicieux d’un infect cloaque. A la base d’un mur on remarque l’apparence d’une ouverture, c’était la poterne. Un pavillon orné d’une tente élégante a remplacé une tour carrée surmontée de machicoulis, percée de meurtrières. Plus loin une autre tour ronde ou carrée comme la première recouvrait un puits qui se trouvait à la disposition des défendeurs du château. Les mêmes tours existaient du côté du nord et se rattachaient aux premières par un mur crénelé au milieu duquel était l’entrée principale par un pont-levis sur d’autres fossés depuis longtemps remplis sans qu’il en reste de traces.
- Archives Départementales de Seine-Maritime
5Mi 2299 Registres paroissiaux de Bardouville, collection communale.
Le Mardy 7 de decembre 1680 a esté bénitte La Grande Cloche de cette Eglise par moi soubzsigné prétre curé de cette paroisse a esté nommée Elizabeth par Messire Pierre Delavache Escuyer sieur de St Léger fils de Monsieur Dusaussey conseiller au Parlement de Normandie Patron alternatif de cette paroisse a cause de son fief de la Haule de Beaulieu et par Dame Elizabeth de Valliquierville veusve de Messire Thomas de Saldaigne Escuyer sieur de Bardouville premier seigneur et patron de cette paroisse. J.Mesgard, curé de Bardouville
Description géographique et historique de la Haute-Normandie
Tome 2, Vexin, page 423 & 641.
1740 - Michel Toussaint Chrétien Duplessis (1689-1767) - Editeur : Didot, Paris.
Bardouville
Saint Michel, ou Saint Côme et Saint Damien
Achidiaconné, Grand Doienné de Bourg-Theroude
Gouvernement de Normandie.
Parlement, Chambres des comptes, Cour des aides de Rouen.
Baillage de Rouen, Vicomté de Pont-audemer.
Generalité de Rouen, Election de Pont-audemer.
Quelques Seigneurs donnerent vers l’an 1090 à la Collégiale de Saint Georges avant qu’elle fut érigée en Abbaïe, l’Eglise de Bardouville, avec la Chapelle entière de Saint Evroul. (Archive de l’Abbaïe de Saint Georges.) Cependant Hugues d’Amiens, Archevêque de Rouen, dans une charte de l’an 1131 confirmative des biens et des droits de ce Monaftère, ne fait mention outre la Chapelle de Saint Evroul, que des deux tiers de L’Eglise de Bardouville. (Ibid) L’Abbaïe de Saint Georges a perdu ce Patronnage. Selon un Aveu du 15 Mai 1538 le Fief de Bardouville a droit de prefenter à la Cure. (Archives de la Chambre des Comptes de Paris) Selon les Regiftres de l’Archevéché de Rouen, & fuivant un autre Aveu du 19 Avril 1606, (Archives de la Chambre des Comptes de Rouen) le Patronnage eft alternatif entre le Seigneur du lieu, & le Seigneur du Fief de la Haule & Beaulieu. Selon le Pouillé de Rouen de l’an 1648 il eft alternatif entre les Seigneurs de Bois l’Evêque, & de Saldaigne. Selon ceux des années 1704, & 1738, ileft alternatif entre Seigneurs, fans autre eclairciffement, ce qui ne donne rien. Enfin felon quelques Memoires imprimez, il eft alternatif entre le Marquis de Mauni, et le Sieur de Sahurs.
Ancienne Chapelle
Saint Evroul. Voiez le commencement de cet article. Elle ne fubfifte plus.
MAUNY
Saint Jean
Achidiaconné, Grand Doienné de Bourg-Theroude
Gouvernement de Normandie.
Parlement, Chambres des comptes, Cour des aides de Rouen.
Baillage de Rouen, Vicomté de Pont-audemer.
Generalité de Rouen, Election de Pont-audemer.
Selon un aveu du mois de Mai 1685 le Baron de Mauni a droit de prefenter à la Cure de Mauni ainfi qu’à la Chapelle de Beaulieu ; il a feul les droits de Coches par eau allant de la Bouille à Rouen, & de Rouen à la Bouille. (Archives de la Chambre des Comptes de Rouen.) Sur quoi Voiez encore le Difcours, nomb. 23. On pretend que le Seigneur de Mauni a auffi le Patronnage alternatif de la Cure de Bardouville.
Chapelle.
Saint Nicolas de Beaulieu.
Vers le milieu du treizieme fiecle le Seigneur prefentoit pour cette Chapelle un fujet à l’Abbé du Bec, qui prefentoit enfuite à l’Archevêque de Rouen. (Pouill. D’Eud. Rig.) Aujourd’hui le Seigneur pretend avoir droit de prefenter immediatement à l’Archevêque. Voiez le commencement de cet article.
Baronnie & Justice.
Sur la Baronnie de Mauni, voiez le commencement de cet article & le Discours, nomb. 292. La haute Justice de Mauni eft exercée par un bailli, dont il y a appel immediatement au Parlement de Rouen, où cet Officier doit comparence tous les ans.






