83126 - La Seyne-sur-Mer

Un article de GeneaWiki.

Retour

La Seyne-sur-Mer
Informations
Pays Drapeau de la France    France
Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Département Var
Canton La Seyne-sur-Mer
Saint-Mandrier-sur-Mer
Code INSEE 83126
Code postal 83500
Population 60188 hab. (1999)
Nom des habitants Seynois

Seynoises

Superficie 2217 hectares
Densité 2714,89 hab/km²
Point culminant 352 m
Altitude 0 m / 352 m
Coordonnées (long/lat) 5°52'42"E / 43°06'12" N
Localisation

Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune
(vert = commune partagée entre plusieurs cantons)

Sommaire

H
istoire de la commune

Ancien nom

La Seine(cassini) - La Seyne (Bulletins des lois) jusqu'en 1889.

Cède en 1950 le Hameau de Saint-Mandrier-sur-Mer (création commune).

Tamaris, station hivernale, hameau de la commune de la Seyne-sur-Mer créé par la volonté de Marius Michel (1819-1907) qui était directeur des phares de l'empire ottoman et qui a été élevé à la dignité de Pacha,
en remerciement: La Corniche de Tamaris porte son nom .<<Corniche Michel Pacha>>

Le Blason

En février 2006, retour au "blason original" Celui-ci arbore fièrement une décoration reçue le 11 novembre 1948 : la Croix de guerre avec Etoile de vermeil.

Ville martyre, La Seyne-sur-Mer l'avait reçue à la Libération. Entre temps le blason seynois avait égaré sa Croix de guerre et nul ne se souvenait de cette distinction. La suite sur le site de la Mairie


Histoire

Au Moyen-Age, La Seyne n’existe pas encore en tant que ville. Tout au plus, un port rudimentaire dénommé alors La Sagno constitue l’extension naturelle du bourg de Six-Fours.
Elle devient en 1657 une commune à part entière grâce à Louis XIV.

Dès 1691, un véritable port de commerce et de pêche voit le jour.
Et en 1711, la présence d’un premier chantier naval est attestée, prélude à un long devenir.

Désormais, le développement économique de la ville de La Seyne sera continu tout au long du XIXe siècle.

Parmi les moments forts de son histoire, notons l’édification du Fort Caire, futur Fort Napoléon (1811), l’ouverture des premiers chantiers de construction navales métalliques (1835) et l’arrivée, en 1859, du chemin de fer.
A cette date, La Seyne est prête à devenir une des capitales mondiales de la construction navale, comme la destination touristique des privilégiés de la fin du XIXe siècle.

Station des Sablettes

Inaugurée en 1953, la station des Sablettes et son esprit néo-provençal, constitue un village de vacances exemplaire sous bien des aspects. Adaptation parfaite au panorama exceptionnel de la Baie, matériaux nobles, architecture évolutive, innovations techniques... tout concourt à faire de cette station le modèle de la station balnéaire contemporaine.

Le succès sera immédiatement au rendez-vous. Un succès qui sera préjudiciable à l’unité du site : dans les années 70, ce quartier a subi de regrettables dégradations (démolitions, prolifération d’enseignes, transformations insidieuses et annexions d’espaces publics).

Aujourd’hui, une politique de gestion, de réhabilitation et de sensibilisation est engagée : une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) va bientôt voir le jour.

un style Pouillon

Fernand Pouillon rappelle partout l’identité provençale du hameau.
Toits en tuiles roses, faïences murales, terrasses et patios privatifs, claustras de terre cuite, galeries pavées de dalles de calcaire polychrome forment une unité de style à la fois traditionnelle et pourtant résolument moderne. Calades de galets, moucharabiehs, menuiseries aux motifs variés, décors de céramique émaillée...

Les Sablettes constituent une invitation permanente au voyage. Même les espaces verts plantés sont constitués d’essences méditerranéennes et exotiques.

Entre pierre et mer

Tournée vers l’extérieur, l’architecture voulue par Pouillon invite à la promenade, à l’escapade piétonne entre plage et patios, passages couverts et murets en claustra de terre cuite. Les escaliers de pierre scandent le front de mer et relient la plage à la ville. Ce jeu sur le décor est essentiel à l’œuvre de Fernand Pouillon. Ces insertions spatiales de plans et contre-plans permettent de relier l’extraordinaire paysage de la Baie et son Hameau retrouvé.

Les arts aux Sablettes

Les œuvres d’art fleurissent dans ce hameau qui devient une véritable pépinière de jeunes talents. Les amis de Fernand Pouillon réalisent des statues ou des éléments décoratifs en accord avec l’esthétique du lieu. Une fontaine de céramique de Jean Amado, La cocotte trône au centre d’une placette, comme cette Naïade accroupie de Louis Arnaud qui devient emblématique des Sablettes.

La Tête de veau du même artiste égaie une façade du Miramar alors que des plats en céramique de Carlos Fernandez décorent l’hôtel Provence-Plage.

Enfin, Philippe Sourdive réalise de remarquables panneaux de céramique pour la Porte du Soleil et pour le Miramar tandis que deux appliques lumineuses choisies par Gilbert Mouret illuminent toujours aujourd’hui la Place Jean Lurçat.

Les chantiers navals seynois

Une tradition séculaire
Durant des siècles, la Seyne n’a cessé de développer un attachement privilégié avec la mer, par l’entremise de ses célèbres chantiers navals.

Dès le Moyen-Age, le petit port de La Sagno s’était principalement tourné vers la réparation de bateaux, et tout naturellement, vers leur construction. L’activité du premier chantier naval seynois est attestée en 1711. Charpentiers de marine, calfats, cordiers, voiliers, gréeurs, tonneliers... tous ces corps de métiers viendront participer aux constructions de bateaux de pêche et de commerce.

Ils feront rapidement de La Seyne, en 1791, le premier port provençal pour la construction navale, loin devant Marseille ! Jusqu’à la première moitié du XIXe siècle, les chantiers navals seynois restent le fait d’ateliers d’artisans.


Une vocation civile et militaire

Dès 1856, les constructions navales de la ville avaient réalisé 74 paquebots qui naviguaient en Méditerranée, dans l’Atlantique Sud et même en Extrême-orient. Les chantiers seynois avaient acquis une notoriété internationale.

Le développement militaire de ces Chantiers seynois allait de soi.

Dès 1860, les marines de guerre italienne, espagnole, prussienne, brésilienne, égyptienne, hollandaise, danoise, ottomane, grecque, autrichienne, russe, japonaise... toutes passèrent diverses commandes à l’entreprise seynoise promue à une célébrité mondiale : frégates ou corvettes cuirassées, avisos, canonnières.

Après les quatre steamers commandés par la Russie : le Colchis, l’Elbrutz, le Kertch, le Quirinal, le Duc Constantin, ce fut l’armement de la Gloire qui eut un grand retentissement, frégate cuirassée de 6 000 tonneaux dotée d’un blindage de 12 cm.

La Gloire fut le premier cuirassé de haute mer. Ce navire constitue le point de départ de toute l’évolution qui connut son apogée avec les super-cuirassés de la deuxième guerre mondiale. Et c’est La Seyne qui inaugura le premier fleuron militaire de la flotte française. On comprend, sans peine, le grand intérêt que l’Etat manifestait pour ces chantiers.

La vocation civile et militaire des chantiers seynois allait se renforcer tout au long du siècle à venir.

Au XIXe siècle, les chantiers deviennent mécaniques puis industriels. Deux sociétés se succèdent, les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) en 1856, et les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM]
) en 1966 Elles sont naturellement les premiers employeurs de la ville.
En 1887, près de 2500 ouvriers y travaillaient soit 1/6e de la population totale !

Ils seront près de 4000 à la veille de la Première Guerre Mondiale, soit plus de 20% de la population totale.

En 1856 sous le second Empire, lors de la fondation de la première société industrielle, les chantiers occupent près de 5 hectares.

Ils vont progressivement passer à 25 hectares, occupant près de 1,5 kilomètre du front de mer et réduisant tout autant le développement du port. 75 000 m² de bâtiments industriels faisaient alors de ces chantiers une enclave dans la ville.

Tout au long du XIXe siècle, une véritable cité d’industrie se construit donc au coeur même de la ville !

Grandeur et décadence

Les chantiers vont apporter richesse et notoriété à la ville pendant près d’un siècle. Au total, c’est plus de 1944 coques qui seront construites dans ces chantiers de 1856 à 1985 ! Le siècle avançant, ces bateaux prennent la forme de dragueurs, contribuant au creusement du canal de Suez, mais aussi de transatlantiques de luxe, de cargos, de pétroliers, de méthaniers, de plate-formes offshore... La liste exhaustive serait trop longue pour être ici dressée.

Et pourtant, ces chantiers connurent leur premier désastre en août 1944. Les Allemands voulaient détruire l’un des fleurons de l’industrie nationale... Mais, dès 1949, les chantiers seront aussitôt reconstruits et agrandis ! Leur superficie atteindra alors près de 250 000 m² dont 75 000 m² de surface bâtie, avec un front de mer de 1 400 mètres.

La prospérité durera jusqu’aux années 1960. La concurrence étrangère commence alors à s’imposer.
A la date du 28 février 1989, les chantiers navals seynois fermaient définitivement, victimes de la crise économique et industrielle. Seuls le Pont Levant et la Porte des Chantiers témoignent toujours de cette splendeur passée.


Démographie

Année
Nombre
1794
3 980
1801
-
1806
4 826
1820
5 605
1831
6 732
1841
7 099
1851
7 401
1861
11 700
1872
10 123
1876
10 655
Année
Nombre
1881
12 072
1886
13 166
1891
14 332
1896
16 341
1901
21 002
1906
19 747
1911
22 093
1921
23 168
1926
24 678
1931
26 817
Année
Nombre
1936
27 073
1946
26 172
1954
26 672
1962
33 570
1968
43 783
1975
51 155
1982
57 659
1990
59 968
1999
60 188
-
-

Source: Cassini

Repères géographiques

Illustrations, photos anciennes

Familles notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
- -  
- -  
François GALISSARD 1941 - 1944  
Pierre FRAYSSE 1944 - 1945  
Jean SAUVET 1945 - 1947  
Toussaint MERLE 1947 - 1969  
Philippe GIOVANNINI 1969 - 1978  
Maurice BLANC 1978 - 1985  
Charles SCAGLIA 1985 - 1995  
Maurice PAUL 1995 - 2001  
Arthur PAECHT 2001 - 2008  
Marc VUILLEMOT 2008 -  
- -  

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

A savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-m. - - - - - - -

Dépouillements des registres paroissiaux

Sur le site personnel de Jean-Louis Curet vous trouverez les dépouillements, avec recherche par ordre chronologique et alphabétique des :

20000 naissances de 1692 à 1822.

4800 mariages de 1692 à 1822.

13000 décès de 1692 à 1792.

Relevés par Josette Tillé

Archives notariales

Patronymes

Bibliographie

Liens utiles (externes)




Cet article a été mis en avant pour sa qualité dans la rubrique "Article de la semaine" sur l’encyclopédie GeneaWiki.