Famille La Roque de Monteille

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Armes : ”De sable au croissant (d’argent ?) surmontant un arbre (ou une flamme ?)”.

Basse-Normandie, Pays d’Auge Famille du Pays d’Auge, anoblie par charge à la fin du règne de Louis XIV . Alliée aux LE GRAND de BOISLANDRY, du MOULIN de LA FONTENELLE et HAREL de BRETTEVILLE.


I) Robert de LA RO(C)QUE (v 1590 ; + av 1641) X Magdeleine LE MONNIER (+ après 1641), de la paroisse de Grandchamps en Auge . D’où :

1) Pierre de LA ROQUE, qui suit.

2) N..., père de Pierre, cité comme témoin en 1672.


II) Honorable homme Pierre de LA ROQUE ( + après 1672 et avant 1679), sieur de LA FOREST, de Grandchamps, probablement agriculteur. X (2 juin 1641) Honnête fille Guillemette JEHAME (avant 1672). Fille de Pierre JEHAME, et de Anne LE VIGNEUR (ou de René LA TYR), de la paroisse des Authieux-sur-Corbon, établis à Saint Julien le Faucon.. D’où :

1) Robert de LA ROQUE, cité en 1672 et 1679.

2) Gilles de LA ROQUE, qui suit ;

3) Louis de LA ROQUE, cité en 1679.

4) Honnête fille Marie de LA ROQUE Elle épouse Anthoine CHARANCEL, fils de Maître Anthoine CHARANCEL et de Anne RAULLIN, de la paroisse de Fervaques.


III) Honorable homme Gilles de LA ROQUE (v 1650 ; + ap mai 1724), écuyer, sieur des NOYERS (1679) et de DOUX-MARAIS (ou MARETS) (vers 1720). Marchand et fermier du Mont de la Vigne (1702). Anobli par charge de conseiller secrétaire du roi, maison et couronne de France et de ses finances (1711). Il acheta le Mont de la Vigne, Monteille et le patronage de Monteille. X (Caen, contrat du 20 septembre 1679) Charlotte de JORT ( + après 1724). Fille de feu Charles de JORT , sieur de ROSIERE (ou Vosiére), et d’honnête femme Anne CAPPEL, de la paroisse de Saint Vigor. Ils demeuraient à Lisieux et Mesnil-Mauger, et achetèrent la terre de Doux-Marais (ou Doux-Marets) près de Mésidon (vers 1720). D’où :

1) Guillaume de LA ROQUE, qui suit ;

2) Gilles Gabriel Jean de LA ROQUE ( + vers 1755 ou 1757), écuyer, sieur de BUTENVAL puis sieur du DOUX-MARAIS. Contrôleur des tailles de Pont-Audemer (1724). Cité comme « chevalier, seigneur du Doumarets ». X Noble demoiselle Catherine SORET (+ après 1757) D’où : a) Pierre de LA ROQUE, chevalier, seigneur de CANON (de 1727 à 1768), sans postérité. Pierre de LA ROQUE, riche receveur des tailles de Valognes, achète en 1727 la seigneurie de Canon (à 25 km à l’est de Caen) pour 60.000 livres à Robert de BERENGER, protestant émigré en Angleterre. Il transforme la propriété, jetant les bases du château actuel. Délaissant le manoir des BERENGER, en mauvais état, Pierre de LA ROQUE construit alors une nouvelle demeure, un château mansardé sans étage ; de même, il fait creuser la pièce d’eau, plante les avenues et rachète quantité d’héritages pour agrandir le domaine. Il fait également dessiner la cour d’honneur avec fossés et grilles. Mais il est contraint en septembre 1768, au terme d’un long procès, de restituer contre indemnité la propriété à une petite nièce de Robert de BERENGER… Cette dernière était en effet mariée à l’influent Jean Baptiste Jacques ELIE de BEAUMONT, avocat au parlement de Paris, ami de Voltaire et futur intendant des finances du comte d’ARTOIS. Pierre de LA ROQUE habitait Caen en 1763.

3) Pierre de LA ROQUE ( + Pont-l’Evêque vers 1780), écuyer, seigneur (ou sieur ?) de SURVILLE et de BERNIERE.

Conseiller du roi et lieutenant général de Pont-l’Evêque. Vivant en 1770 à Pont-l’Evêque. X Noble demoiselle Judith Esther de BAILLEUL D’où des filles, semble-t-il.

4) Marie Madeleine de LA ROQUE (+ après 1757) X Louis Charles ROUSSEL, écuyer, sieur de LIMAGE (ou LUNAGE ?), officier des armées du roi (« officier chez le roi »). D’où un fils prêtre.

5) (peut-être) N... X N... des PARCS D’où un fils, cousin des LA ROQUE et voisin du Mont de la Vigne (1769).


IV) Guillaume de LA ROQUE (vers 1680 ; + après 1743 et avant 1757), écuyer, sieur de DOUX-MARAIS (à son mariage en 1724) et des NOYERS, puis seigneur et patron de MONTEILLE, de MONTFORT et du MONT de LA VIGNE (vers 1735) ; à la mort de son père la terre du Doux-Marais est cédée à son frère Gilles Gabriel. Marchand. Il fait une rente à M. d’ACHé. X (Lisieux, contrat du 29 mai 1724) Noble Dame Catherine Duval LE NORMAND (17.. ; + après 1757) Fille de Thomas Duval LE NORMAND, seigneur patron de VICTOT (en Auge), et de noble dame Jeanne de LYS, soeur (ou tante) de François de LYS, chanoine de Lisieux (1757). Soeur de Claude François Pierre (LE) NORMAND (+ après 1757), chevalier, seigneur de VICTOT, marié à noble dame LE NICOLAS (+ après 1757) ; et de Damienne LE NORMAND (+ après 1757), femme de Jacques RIQUIER (après 1757), chevalier, seigneur des HAIES et de LA CAUVINIèRE. Achat de Monteille et autres terres à M. d’ACHé. D’où :

1) Jacques Charles Guillaume de LA ROQUE, qui suit ;

2) Jeanne Catherine de LA ROQUE (1713 ; + Bretteville-sur-Laize 14 Avril 1783) X (Livay, près de Monteille, contrat du 9 décembre 1745) Thomas Eli HAREL (Barbery 1717 ; + Bretteville-sur-Laize 1er floréal an X, 21 avril 1802, à 84 ans), chevalier, seigneur du MESNIL-AUMONT, des IFS-SUR-LAIZE et de BRETTEVILLE, maintenu noble en 1771 (voir famille HAREL de BRETTEVILLE) . Dote : une rente de 20 000 £ en capital sur Jacques Charles, son frère. Elle est inhumée dans l’église de Bretteville-sur-Laize.


V) Jacques Charles Guillaume de LA ROQUE (1725 ; + Monteille 21 mai 1761) Ecuyer, seigneur et patron de MONTEILLE, de MONTFORT, du MONT de LA VIGNE et du MESNIL-MAUGER X (L’Aigle, contrats du 25 septembre et du 6 novembre 1757) Marie Madeleine LE GRAND de LA CHALOUSIERE (1740 ; + 1776). Fille de Basile François LE GRAND de BOISLANDRY (1704 ; + 1767), sieur de LA CHALOUSIERE, avocat au parlement de Paris, bailli de Tubeuf et de L’Aigle, marié à L’Aigle (1738) à Marie Madeleine GUISIER. A la suite de mauvaises affaires de Guillaume de LA ROQUE, et de Jacques Charles Guillaume, la famille se trouva endettée. Veuve à 21 ans. Elle demeurait en 1762 à L’Aigle, paroisse Saint Martin. Elle vendit le Mont de la Vigne sur le conseil du tuteur de ses enfants (premier tuteur : Damien de BOISLANDRY, d’Orléans - juin 1761). D’où :

1) (Baptiste) Jacques Basile de LA ROQUE (Saint Martin de L’Aigle, 14 novembre 1758; + ap 1779) Ecuyer, seigneur de LA BARRE , demeurant à L’Aigle, paroisse Saint Barthélemy ; resté célibataire. Il demeurait aussi à Paris (1779), rue Chauverrerie, paroisse Saint Eustache (domicile de feu son grand-père LE GRAND) avec Victoire de BOISLANDRY, sa grande-tante.

2) Catherine de LA ROQUE de MONTEILLE (Monteille, 18 décembre 1760 ; + Argentan, 17 novembre 1833) Elle demeurait à L’Aigle en 1783. Dans sa petite enfance, elle vécut en nourrice au Mont de la Vigne. X (Argentan, paroisse Saint Germain, 18 juillet 1783) Gratien du MOULIN de LA FONTENELLE (Argentan 1741; + 1808), écuyer, capitaine puis chef de brigade (colonel) d’infanterie (1793), commandant de la Garde Nationale d’Argentan, chevalier de Saint Louis, emprisonné comme aristocrate (1793-1794).