Famille Salavy

Un article de GeneaWiki.


Famille originaire de Clermont, près de Lodève (Hérault), important lieu de production de textiles, en relation avec Marseille et Lyon. Les Salavy émigrèrent en Provence, d’abord à Tarascon à la fin du XVIIe siècle, puis à Marseille sous Louis XVI.



I/ N…Salavy, de Clermont, probablement marchand de tissus, marié vers 1645 à Marguerite Liquier (e) (1622 + 17 octobre 1682, Clermont, à 60 ans) D’où : 1/ Jean Salavy, qui suit ;

2/ Barthélémy Salavy (10 décembre 1651, Clermont + 16 avril 1725, Clermont), marchand à Clermont, marié à Pézenas le 31 août 1677 (ou 1674 ?) à Anne de Malibrand (16.. + 1741). D’où : a/ Marie Anne Salavy (Clermont, 11 août 1682, mariée à Clermont (26 juin 1708), à Gabriel Magneval (Clermont 1682 + Lyon 1754), maître écrivain à Clermont (1708), fils de cordonnier, qui émigra à Lyon, ville dont il devint bourgeois. DP (voir généalogie Magneval). b/ Guillaume Salavy (Clermont 13 janvier 1696 + Rennes 6 mars 1756, à 60 ans), inspecteur général des consignations à Vannes et bourgeois de Rennes, marié vers 1730 à Marie Elisabeth Bocou (1707 + 1750), fille de Clet Bocou, sieur de Lespoul, procureur et notaire au présidial de Vannes, et de Perrine Rose (ou Rozé). D’où : Louis Marie François (1732 + ?) Clet Salavy (15 mars 1733, Vannes + après 1761), marié le 27 août 1754 à Rennes à ??, DP (Guillaume Pierre 1755, Suzanne Françoise 1758-1761, Suzanne Françoise Constance 1759) Jeanne Marie (1734 + ?) Thérèse Vincente Salavy (1735 + ?), mariée le 1er février 1757 à Rennes à ?? François Pierre (1736 + ?) Marie Elisabeth (1737 + ?) Marie Clette (1739 + ?) Julie Françoise Salavy (1741 + ?), mariée le 8 mai 1758 à Rennes (St Ge), à ?? Guillaume (1743 + 1749)



II/ Jean Salavy (Clermont, 3 mars 1648, baptisé le 14 + Tarascon, 21 octobre 1716), marié le 15 septembre 1671 à Clermont à Louise Bonne (ou Brune ?). D’où :



III/ Jean Baptiste Salavy (Clermont v1672 + Tarascon, 17..), établi à Tarascon vers 1689, marchand, 3e consul de Tarascon, marié le 19 février 1709, à Tarascon, à Claire Granier (ou Grangier, + ap le 16 février 1659), fille de Jacques Granier, de Montperoux (diocèse de Lodève), et de Jeanne Duceuil. D’où :

1/ Anne Salavy (9 février 1710 + ap 15 septembre 1722)

2/ Honoré Salavy (10-11 octobre 1711, Tarascon + 14 septembre 1765), marchand à Tarascon, marié le 6 décembre 1733 à Tarascon à Marthe Arvieu (4 juin 1713, Tarascon + 20 août 1781), fille de Balthazard Arvieu (+ ap 24 novembre 1734) et d’Anne Tissot. D’où : a/ Catherine Marthe Salavy, mariée le 10 avril 1775, à Tarascon (Sainte-Marthe), à Benoit Arvieu, apothicaire, son cousin issu de germain ; b/ Claire Salavy (24 novembre 1734 + 8 janvier 1739) c/ Françoise Salavy d/ Catherine Salavy (30 décembre 1735) e/ Anne Salavy (30 novembre 1737)

3/ Pierre Salavy (24 juin 1713 + ap 15 septembre 1722) 4/ Jean Jacques Salavy (14 février 1715) 5/ Jean-Baptiste Salavy, qui suit ; 6/ Claire Salavy (15 septembre 1722, Tarascon) 7/ Marie Salavy



IV/ Jean Baptiste Salavy (20 janvier 1721, Tarascon + 17..), négociant à Tarascon, marié le 13 juillet 1747 à Tarascon à Marguerite Aubanel D’où : 1/ Jean Honoré Salavy, qui suit ; 2/ Pierre François Antoine Salavy (8 janvier 1753 + après 1820 à Etain, Meuse), négociant à Marseille. 3/ Jacques Salavy (1756 + 16 septembre 1758, Tarascon, enterré le 17 à Sainte-Marthe, à l’âge de deux ans) 4/ Jean-Baptiste Salavy (16 février 1759)



V/ Jean Honoré Salavy (7 ou 16 septembre 1749, Montpellier + 1823, Marseille), établi à Marseille en 1767, négociant et armateur à Marseille (maison Salavy et Martin) vers 1780, notamment marchand de coton, négociant (maison Salavy et fils) en 1820, en relation avec Lyon, en particulier avec la maison « Michel et Cie et Seriziat », avec laquelle il avait un « compte à demi » (= était associé), et avec le négociant Magneval ; associé à la maison « Braun et Bergasse ». Les affaires d’Honoré Salavy étaient variées et considérables : commerce de vins de Malaga, de dentelles du Puy, de balles de laines, prises de participations dans l’armement de navires, etc… Par « Braun et Bergasse » il disposait d’un réseau de correspondants en Europe (Paris, Strasbourg…) et Amérique du Nord (New York…). Il s’agissait de négoce entre d’une part l’Europe, principalement l’Allemagne et les pays nordiques, et d’autre part la Méditerranée, mais aussi de finance (intérêts dans des navires). A titre indicatif la balance (= bénéfice) de « Bergasse et Braun » était de 3.395.510 £ vers 1789. Honoré Salavy émigre un temps sous couvert de ses affaires. Conseiller municipal de Marseille et conseiller général des Bouches-du-Rhône (1800-1823), membre du tribunal de commerce de Marseille (1801), député du commerce (1802), membre de la chambre de commerce de Marseille (1803-1813), Président du conseil général des Bouches-du-Rhône (1815) et député de ce département en 1814 ( ?), puis à la chambre des « cent jours » (élu le 17 mars 1815, représentant le commerce et l’industrie), chevalier de la Légion d'honneur, Marié le 21 juillet 1777, à Marseille (Saint-Martin), à Julie Martin (26 juillet 1760, Marseille + 13 avril 1850), fille d’Henry Martin (né vers 1720, Montpellier ?), négociant à Marseille, et de Claire Guérin. Sa dot était de 8000 £ (ou plutôt 80.000 ??). Julie était sœur de Jean Henry Martin-Puech (vers 1750 + 1824), négociant, armateur et banquier, régent de la Banque de France (1803-1818), associé de Jean Honoré Salavy dès les années 1780. Le 21 janvier 1781, la Maison « Sollier, Martin, Salavy et Cie » présente une supplique au Roi Louis XVI relative à la concurrence étrangère en matière d’affrètement. Les associés estiment nécessaire l’élaboration d’un tarif général fixant les frets pour le Levant. La période révolutionnaire et les guerres avec l’Angleterre réduisent presque à néant l’activité internationale du port de Marseille. Les Maisons Salavy et Martin subsistent toutefois, en se consacrant principalement à des activités de négoce intérieur entre Montpellier et Marseille (fournitures aux armées, etc…). La paix d’Amiens (1802) permet aux Maisons Salavy et Martin de renouer brièvement avec le négoce maritime, à une échelle internationale. Dès 1804, la reprise du conflit avec l’Angleterre brise cet essor. Jean Honoré Salavy rallie toutefois l’Empereur lors des « cent jours » (1815). Ce n’est qu’à la Restauration que Marseille redevient un port international actif. De 3.216 entrées de navires en 1815, on passe à 6.182 en 1818. La Maison « Salavy, père et fils », commerce alors avec Nantes, la mer Noire, le Levant, Trieste, Gibraltar, le Portugal, Saint Domingue, Terre-Neuve. Marseille est de nouveau en relation avec le monde entier. (Roger Duchêne, Jean Contrucci, « Marseille », Fayard, 1998, page 476). Jean Honoré Salavy possède l’un des plus beaux hôtels particuliers Louis XV de Marseille, rue Armény (actuel N° 11 A, Rue Armény). « N°11 A – L’hôtel Salavy possède une rampe d’escalier Louis XV qui monte jusqu’au troisième étage. Belles cheminées en marbre polychrome. » (André Bouyala d’Arnaud, Evocation du vieux Marseille », Les Editions de Minuit, 1959, page 310) Une Honorine Salavy (fille d'Honoré ?) se marie à Londres (St James, Westminster) le 27 août 1822 à François Emmanuel Aymard. D’où :

1/ Jacques Henri Salavy, qui suit ; 2/ Jacques Barthélemy Honoré Salavy (1780 + 18..), marié 1810 à Marie Auger (1775 + 18..)

3/ (Claire Marguerite Baptistine Henriette), dite Joséphine Salavy (née vers 1785), mariée vers 1805 à Jean François Marie Don (de Cepian), d’où : a/ Pierre Jules Ernest Don de Cepian (1806 + 10 janvier 1890, Carcassonne), ingénieur en chef des ponts et chaussées, officier de la Légion d’honneur, marié à Amélie Caroline de Rolland de Blomac (1826 + 10 mars 1907, Carcassonne), d’où : - Camille Don de Cépian, marié vers 1895 à une princesse Dolgorouky, qui, en 1913, offrit une magnifique parure comme cadeau de mariage à sa nièce Françoise de Fonscolombe (d’où Marie Gabrielle Raymonde Don de Cépian, 1899 + 4 décembre 1901, Vic) - Maurice Don de Cépian, marié le 17 mars 1884 à Carcassonne à Berthe Salze (1862 + 20 novembre 1888, Carcassonne), (d’où Marie Jules Don de Cépian, 8 décembre 1884 + 6 octobre 1891, Ville Moustausson) - Gabrielle Don de Cépian, mariée le 11 octobre 1893 à Carcassonne à Paul Padovani, professeur.

4/ (Pierre François) Antoine Salavy (1787, Marseille + 9 mars 1827 ou 1820 ??), marié le 1813, à Marseille, à Delphine Rosalie Moynier (1793 + ap 1843), fille d’Alexis Moynier et de Thérèse Daigneau, d’où : a/ Julie Rose Salavy (1815 + 1820) ; b/ Thérèse Henriette Claire Salavy (1819 + 1821) c/ Alexis Salavy (vers 1820 + 1836) d/ (Thérèse Henriette) Elvire Salavy (vers 1822 + 1…), mariée (av 1843) à Louis Honoré Vincent Seux (1816 + 1…), d’où : Sophie Seux, mariée à Félix Bonnin, d’où Félix ; Vincent Seux, marié vers 1867 à Elvire Grawitz (1846 + 1929 ?), sa cousine germaine, d’où Marie Seux (1868 + 1942) mariée à Charles de Tournadre (1860 + 1…), général, cousin germain par les Grawitz (DP à Aix), Edouard Seux et Elodie Seux mariée vers 1895 au docteur Perrin (DP : Henri et Jean, 1897, prêtre). e/ (Julie Alexandrine) Elodie Salavy (13 février 1824 + 1er février 1898), mariée le 21 novembre 1843 à Augustin Grawitz (29 septembre 1806 + 1877), d’où : - Elvire Grawitz (1846 + 1929 ?), mariée vers 1867 à Vincent Seux, DP - Alexis Grawitz (1844 + 22 août 1903), marié le 29 décembre 1868 à Marie de Tournadre (26 avril 1847 + 12 janvier 1931), de Gantès, (d’où Auguste Grawitz, 1869 + 1949, marié en 1896 à Mathilde Rouvière, DP, Mathilde Grawitz, 1871 + 1929, mariée à Frédéric Pascal, DP, voir chapitre Pascal, et Henri Grawitz, 1877 + 1930, marié en 1900 à Lucri Cyprien-fabre, 1879 + 1930, DP).

5/ (Marie Baptistine Henriette) Césarine Salavy (17 février 1793, Marseille + 1…), mariée le 14 février 1818 à Jean Jacques Bourdillat (4 janvier 1787, Genève + 18..), fils d’Abraham Bourdillat et de Marie Madeleine Lagier.

6/ Henriette Salavy (vers 1795), mariée vers 1815 à Emile Lombard, d’où : a/ Emile Lombard, marié à Thérèse Gros (1825 + 1886), d’où : - Henriette Lombard, mariée à Octave de Surian (d’où Angèle de Surian, mariée à Charles de Queylar, DP, Marthe de Surian, mariée à Léon Court de Payen, Madeleine de Surian, Marie Antoinette de Surian, mariée à Ernest Jauffret, DP, Juliette de Surian et Gustave de Surian) - Jules Lombard, SA - Marie Lombard (+ 1907)

7/ Jacques Salavy, demeurant 21 rue l’Armény.



VI/ Jacques Henri Salavy (Marseille v1780 + 10-11 mars 1852), négociant, membre puis président de la chambre de commerce de Marseille, conseiller municipal de Marseille, conseiller général des Bouches du Rhône, chevalier de la légion d’honneur (v1827), demeurant 21 rue de l’Armény, Marié 1/ à Marie Thomasset, 2/ à Marie Madeleine dite Emma de Magneval (1791 + Marseille, 26 avril 1870, à 79 ans), fille de Gabriel Barthélémy de Magneval (Lyon 24 août 1751 + Paris, IIème, 14 novembre 1821), négociant, député ultra de Lyon (1815-1821), conseiller municipal de Lyon, chevalier du Lys, et d’Anne Claudine Rey (Lyon 18 mars 1761 + Marseille 2 mars 1835). D’où :

Du 1er lit : 1/ Henriette Salavy (25 juin 1802), mariée le 14 janvier 1823 à Jean Pierre André Samat, fils d’André Samat et d’Anne Richoud.

Du 2e lit : 2/ Anne Marie Honorine dite Anaïs Salavy (Marseille 1814 + 1841), morte à la naissance de son second fils, Fernand, Mariée le 15 février 1838 à Marseille, à Emmanuel Boyer de Fonscolombe (1810 + 18)

3/ Gabriel Jules Henry Salavy (23 février 1819 + Paris, Passy 21 janvier 1881, à 62 ans), marié le 12 juillet 1845, à Paris, à (Marie Thérèse) Amélie Lévisse de Montigny (1821 + 23 novembre 1879, Paris, Passy, à 58 ans), fille de M. Lévisse de Montigny et de Mlle Guys. Ce ménage Salavy demeurait 76 rue de la Pompe. D’où : a/ Henry Salavy b, c et d/ Jules, Amable et Max Salavy, morts tous trois avant 1891, e/ Emmanuel Salavy f/ Jules Gabriel Paul Salavy (31 janvier 1863, Marseille + 17 décembre 1937, Paris 19e, à 74 ans), officier, chevalier de la Légion d’Honneur (11 juillet 1910) g/ Marie Salavy h/ Valentine Salavy, mariée à M. Saint Poulof, officier de cavalerie, sous-lieutenant au 20e régiment de chasseurs (1879), lieutenant (1881), capitaine (1891), d’où : - Gabriel Saint Poulof - Edouard Saint Poulof, marié à Jeanne Ginet, de Saint-Avertin, Indre-et-Loire - Auguste Saint Poulof - Charles Saint Poulof (1880) i/ Thérèse Valentine Salavy ( + 1880), morte jeune femme, mariée à M. Moutier. j/ Thérèse Salavy, mariée à M. Rey Collongue