Famille de Thomas de Saint Laurent

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Armes : « Ecartelé de gueules et d’azur à une croix tréflée au pied fiché d’or brochant sur le tout. »

Comtat Venaissin (Bédouin XVIème-XVIIème, Avignon XVIIème-XIXème) Languedoc (Uzès, 1729 - 1952).

Famille anoblie par charge en 1725. (vice gérant ou général du Comtat et président de la chambre apostolique d’Avignon). Confirmée en Comtat (1760) et en France (1770).

Origine rurale, trois générations de marchands bourgeois à Avignon au XVIIème (négoce de textiles), une certaine fortune, de nombreux religieux (en particulier un jésuite), donc des intellectuels, des études de droit et un anoblissement par charge au début du règne de Louis XV (1725). L’achat de seigneuries en Languedoc, dont une ayant appartenu à des cousins par alliance de l’anobli.

Modèle très proche de celui des Baguenault de Puchesse (Orléans) et des Boyer de Fonscolombe (Aix-en-Provence). A comparer également aux Le Grand de Boislandry (Laigle, Paris et Orléans), bien que non anoblis, et aux du Moulin de La Fontenelle (Argentan), qui eux n’étaient pas issus de marchands de textiles mais d’apothicaires et furent anoblis par lettres patentes.

Alternance régulière de personnalités « fortes » et « faibles » : le succès semble se transmettre de grand père en petit-fils, en sautant une génération… Personnalités les plus marquantes : Joseph (vers 1625/ 30 + 1718), le « grand Joseph » (1695 + 1780), Joseph Jean (1762 + 1835) et, Henri (184. + 1908). Cela étant, Georges (1737 + 1787) et sa femme apportent à la famille sa dimension parisienne « élitiste » dans les années 1760-70 (à un prix financier élevé…). Des amitiés durables avec des familles d’Avignon (Vernet, Aubanel) et d’Uzès (Cambacérès 1753 + 1824).


I/ Jean THOMAS (né vers 1560/ 1565), de Bédouin (Comtat) X vers 1590, Alice de DAUBERTE D’où :

1/ Etienne THOMAS, de Bédouin. D’où vraisemblablement les THOMAS de Bédouin. Mademoiselle THOMAS DE SAINT ROMAIN, de Bédouin, épouse en 17.. BONAUD D’ARCHIMBAUD. 2/ Esprit, qui suit. (en fait plutôt aîné que cadet)


II/ Esprit THOMAS (vers 1595 + 1655 ou 1665, à Avignon), Marchand, négociant en tissus à Avignon, fit son apprentissage chez un marchand de soie d’Avignon, X à Bédouin (1622), Anne de DURAND D’où : 1/ Claire, 2/ Marie, 3/ Joseph, qui suit ; 4/ Catherine 5/ Madeleine 6/ Anne THOMAS.


III/ Joseph THOMAS (vers 1625/ 30 + 1718), négociant en tissus à Avignon X vers 1655 Anne de CAPPON ou CAPON (+ 1723). Monsieur Thomas eut une remarquable longévité (environ 90 ans) et semble avoir était un artisan majeur de l’élévation familiale. A sa mort, son petit fils Joseph était déjà avocat et à quelques années seulement d’être anobli par charge. D’où : 1/ Pascal THOMAS, religieux, moine de St Augustin puis de St Benoît (= bénédictin) 2/ Marie THOMAS, X 1695 Esprit Joseph SERRE 3/ Esprit THOMAS, qui suit. 4/ Joseph Benez THOMAS, bourgeois d’Avignon, X 1707, Marie Anne CANARD ( ?) 5/ Ignace THOMAS, bourgeois d’Avignon, X 1719, Blanche Marie BRUNAS ou BRUNIER.


IV/ Esprit THOMAS (1659 + 1716), négociant en tissus à Avignon, X vers 1690 Marguerite de VAUGIES ou VAUGIER (1660 + 1721) Esprit mourut avant son père. D’où : 1/ Anne THOMAS, religieuse du Verbe incarné d’Avignon en 1715 2/ Joseph, qui suit. 3/ Esprit THOMAS, jésuite (entré à la compagnie de Jésus en 1717) 4/ Ignace Joseph THOMAS, jumeau, entré chez les jésuites en 1717 5/ Nicolas Xavier THOMAS, religieux (entré chez les Célestins en 1719) 6/ Jean THOMAS, prêtre.


V/ Joseph (de) THOMAS (Avignon 16 octobre 1695 + 7 octobre 1780), « Monsieur de Saint Laurent », surnommé dans la famille « le grand Joseph », Ecuyer, comte palatin (1739), seigneur de Saint Laurent La Vernède (1745) et de la Bastide d’Engras (1746), Bachelier (9 septembre 1713), licencié (4 août 1714), puis docteur es droits (13 septembre 1714, sic), tonsuré (4 mars 1726). Professeur agrégé es droit canon de la faculté de Droit d’Avignon et avocat aux cours d’Avignon. Anobli par charge de vice-gérant du Comtat et président de la chambre apostolique d’Avignon (1725), Comte palatin par bref de Clément XII (26 septembre 1739), deux fois élu Primicier de l’Université d’Avignon (1749 et 1761), Confirmé noble en Comtat (1760) et maintenu noble en France (LP de mars 1770, enregistrées à Aix le 2 avril 1770) Il est à noter que l’une des principales familles bourgeoises d’Avignon au Moyen Age et à la Renaissance (éteinte depuis lors) se nommait Thomas-Saint Laurent. Elle ne semble pas avoir eu de lien avec celle de Bédouin mais il est vraisemblable que le nom de Thomas-Saint Laurent évoquait encore une certaine notoriété en 1745. X à Uzès, 28 avril 1729, Anne (de) TRINQUELAGUE (27 août 1700 + avril 1783), fille de Jean (de) TRINQUELAGUE, avocat à Uzès, syndic (1706), juge de la temporalité d’Uzès, et d’Anne de ROUX (29 juillet 1677 + 1741). Petite-fille de Jean TRINQUELAGUE, juge aux baronnies, marié à Marie LAFONT. Petite-fille d’André ROUX, marchand à Uzès, marié à Anne DELPèS. Sœur de Jean (de) TRINQUELAGUE. Sœur de Jeanne TRINQUELAGUE, mariée à Michel de LARNAC, d’où Pierre de LARNAC (marié à Mlle de CASTILLE). Sœur de Marie Anne TRINQUELAGUE, mariée (1742) à Henri de ROCHE, seigneur de MONTAVEN, d’Uzès, d’où : de ROCHE-SALEIL, d’Uzès, lieutenant de vaisseau, commandant en second de la compagnie des gardes de la marine à Toulon. Comme son grand père, « Monsieur Thomas », devenu « Monsieur de Thomas » après son anoblissement (1725), puis « Monsieur de Saint Laurent » après 1745, eut une remarquable longévité (95 ans) et fut un artisan majeur de l’élévation familiale. A sa mort, les deux aînés de ses petit fils, élevés à Paris, servaient comme officiers de marine. Monsieur de Saint Laurent était particulièrement lié à l’aîné de ses petits-fils, son « grand ami », né en 1762, avec lequel il entretenait une correspondance régulière (vers 1774/ 1780). D’où un fils unique :

VI/ Georges Joseph Nicolas de THOMAS (5 septembre 1737 à Avignon + 26 février 1787, à Paris, hôtel d’Artois, 51 rue Traversière St Honoré), appelé « Monsieur de La Bastide », Ecuyer, seigneur de Saint Laurent La Vernède et de la Bastide d’Engras (1780), habitant Paris (où il louait un appartement au duc de Charost, rue du Faubourg Montmartre), entre 1761 et 1780, puis Uzès et le château de la Bastide d’Engras. Fort dépensier il dissipa sa fortune puis eut de nombreux procès avec des paysans de Saint Laurent et La Bastide auxquels il réclamait des droits seigneuriaux tombés en désuétude. Ami de VASSAL. « Monsieur de La Bastide » fit un mariage d’amour. X 11 juin 1761, à la Nonciature de Paris, Jeanne Louise (de) CABANNE DE SAINT ALBAN (1743 + 21 janvier 1784, à Lyon), Dot de 80.000 Livres (mais 100.000 Livres promises au total). Fille de Louis (de) CABANNE (+ Paris, mai 1770), sieur de SAINT ALBAN, écuyer, maréchal des logis du régiment des gardes françaises, régiment de la maison militaire du roi (9 février 1742, grade équivalent à celui de lieutenant colonel de cavalerie, charge obtenue à la demande du duc de GRAMONT, colonel du régiment), puis maréchal général des logis du régiment des gardes françaises, demeurant à Saint Etienne puis à Paris (Hôtel du duc de Charost, rue du Faubourg Montmartre), marié (8 novembre 1731 à Saint Etienne), à Jeanne DUCHON (+ Avril 1770, à Paris), de Saint Etienne. Petite-fille de Pascal CABANNE, officier de la maison du roi, veuf de Philiberte de BOUGNIOL, marié à Claire ANDREVON. Petite-fille de noble Clément DUCHON, docteur en médecine à Saint Etienne, marié à Marie de LAGRéVOL (ou LA GRéVOLLE), qui testa le 19 mai 1747 très âgée. Arrière petite-fille de Pierre DUCHON, de Saint Etienne, marié à Mlle PHILIBERT. Les Duchon étaient entrepreneurs de la manufacture d’armes de Saint Etienne. Sœur d’Elisabeth Adélaïde de CABANNE (v.1740 + 1821), mariée (1765) à M. CASTAING, receveur des tailles à Alençon, d’où un fils CASTAING, dit de SAINT ALBAN (1766 + 1796), SP, remariée (1806) à M. BRUN (+ 1807), de Besançon. Nièce de Pierre DUCHON, marié (26 mars 1734, à Saint Etienne) à Claudine BARALLON. D’où : 1/ Pierre DUCHON, prêtre, curé assermenté de Saint Just-sur-Loire (1790), 2/ Marie DUCHON (v1740 à Saint tienne + 1801 à Lyon), célibataire habitant à Lyon,et 3/ Jeanne DUCHON (+ 1796), mariée (1770, à Saint Etienne) à Denis Marie BERTHOLON (1733 à Saint Etienne), sieur de POLLET (à Saint Maurice de Gourdans, Ain), marchand à Lisbonne (1761-1770). DP Nièce de Marguerite DUCHON,religieuse ursuline à Saint Etienne. Nièce de Claire DUCHON (v1710 + 1791), mariée (31 octobre 1734) à Jean Jacques François CARRIER DE MONTHIEU, entrepreneur d’armes à Saint Etienne, d’où : 1/ Jean Joseph CARRIER DE MONTHIEU (1735 à Saint Etienne + ap. 1791), seigneur de DAMERY, près d’Epernay (1786)conseiller secrétaire du roi, négociant, entrepreneur d’armes à la manufacture de Saint etienne, avec privilège royal (LP de 1769), marié (v1766) à Geneviève Thérèse FERRY DE MONTROLAND (DP), et 2/ Marianne Marie Hélène CARRIER DE MONTHIEU (1746 à Saint Etienne + 1791), mariée (1769 à Boson en Forez), à Alexandre Louis CASSIER DE BELLEGARDE (1723 à Vesoul + ap. 1792), lieutenant colonel d’artillerie, inspecteur de la manufacture d’armes de Saint Etienne (1765-1773), colonel du régiment de Toul (1778), maréchal de camp (1788), inspecteur général de l’artillerie (1791), émigré à l’armée des Princes (1792), puis en Russie, où il était connu comme marquis de Bellegarde. DP Bellegarde russe (en particulier cinq généraux et deux conseillers d’Etat, avant la révolution de 1917). Jean Joseph de MONTHIEU et son beau-frère BELLEGARDE furent chargés de mettre en œuvre la réforme des armes de tir portatives décidée par CHOISEUL et GRIBEAUVAL. Accusés de prévarication et condamnés à la prison lors du procès dit « des Invalides » (1773), ils furent réhabilités en 1778.

De juin 1761 à avril/ mai 1770 (décès de M. et Madame de Saint Alban) ils vécurent une existence familiale très heureuse à l’hôtel de Charost, où cohabitaient trois générations (ménage Saint Alban, ménage La Bastide et enfants de ces derniers). Entre 1761 et 1780, correspondance épistolaire suivie entre M. de Saint Laurent, depuis Avignon ou Uzès, et son fils La Bastide, puis petit-fils Saint Laurent. En relation à Avignon avec le peintre Joseph Vernet (1714 + 1789), auteur de la célèbre série des ports français. D’où :

1/ Joseph Jean, qui suit.

2/ Louis Joseph (1763 + 18..), « chevalier de La Bastide », garde de la marine à Toulon, enseigne (1782), lieutenant de vaisseau (1786 ?), démission (1792), capitaine de frégate (1817 ou 15) et chevalier de Saint Louis.

3 / Adélaïde Marguerite (1765)

4/ Joseph Esprit (1766 + 1848), « chevalier de La Vernède »,

5/ Louis Jean (1768 + 1829), « chevalier de Valus »,

6/ Joseph George (1770 ou 69 + 1839), « chevalier d’Engras »,

7/ Jean Louis Joseph (1771), « chevalier de Maubuisson »

8/ Anne de THOMAS (1772 ou 74 + 1810), X Scipion PRADEL 9, 10 et 11/ Trois filles mortes en bas âges.


VII/ Joseph Jean de THOMAS (1762 + 1835), « chevalier de Saint Laurent », puis 3ème comte de Thomas de Saint Laurent (1787), Ecuyer, seigneur de Saint Laurent et de La Bastide (1787), garde de la marine à Toulon, aspirant de marine à 15 ans (1777), enseigne de vaisseau à 18 ans (1780), campagnes d’Amérique (1778-1781) et des Indes (1781-1786), lieutenant de vaisseau à 24 ans (1786), 1788-1791, auteur du "Journal de la Campagne de la frégate du Roy La Vestale de 32 canons portant du 12, comandée par M[onsieu]r de Peites Moncabrié Capitaine de Vaisseau, destinée pour faire partie de la Station des Isles Sous-le-Vent de L'Amérique", retiré du service à 30 ans (1792), capitaine de frégate et chevalier de Saint Louis à 52 ans (1814), capitaine de vaisseau à 53 ans (1815), commandant l’école des cadets de la marine à Toulon, retraité. Chevalier de la Légion d’honneur (1823). contre-amiral honoraire à 67 ans (1830), Perdit le château de Saint Laurent à la Révolution mais parvint à conserver la Bastide d’Engras. X 1795, Gabrielle de DIGOINE, chanoinesse comtesse, fille du comte de DIGOINE DU PALAIS et de Gabrielle de GUEYDON (veuve du duc d’Uzès). Monsieur de Saint Laurent a laissé la réputation d’un gentilhomme accompli, excellent officier de marine, loyal et surtout adoré de sa famille, de ses grands parents à ses enfants, en passant par ses parents, frères et sœur. Madame de Saint Laurent, remarquable joueuse de harpe, était considérée par ses enfants comme ayant été une mauvaise et méchante mère. Elle était fille de Mademoiselle de Gueydon, jeune veuve du duc d’Uzès, qui, attendant Gabrielle, avait rapidement épousé le comte de Digoine. D’où :

1/ Joseph Marie, qui suit

2/ Joseph Henri Gabriel (1798 + 1836), élève de la marine (1814), enseigne (v1818), lieutenant de vaisseau (v1828 et avant 1830) et chevalier du Lys, mort en mer à 37 ou 38 ans. Plus brillant que son frère aîné, qui était handicapé par une vue très basse, il était devenu en quelque sorte l’espoir de sa famille. Son père comptait sur lui pour se marier et perpétuer la lignée Saint Laurent.

3/ Gabrielle Adélaïde Joséphie Georg. (1799 + 1839), X 1837, Edouard de LAJARD (5 janvier 1795, à Marseille), aspirant (1815), enseigne (1821), lieutenant de vaisseau (1828), capitaine de Corvette (1842)

4/ Esprit Joseph Charles (an IX)

5/ Louise Jeanne Marie (an XII)


VIII/ Joseph Marie de THOMAS DE SAINT LAURENT (1796 + 1871), 4ème comte de THOMAS DE SAINT LAURENT (1835), propriétaire du château de La Bastide d’Engras, échoue à l’oral de Polytechnique, à la grande déception de son père et de ses oncles (excellents mathématiciens et physiciens), garde du corps du roi (1814), capitaine (18 ), capitaine adjudant major (1826), retraité étant à demi aveugle (1845), chevalier de la légion d’honneur (1845), maire de La Bastide d’Engras, musicien très doué (pianiste), ami du peintre Horace Vernet (1789 + 1863), habitant Avignon et La Bastide X à Uzès (1840), Julie EUZEBY (1805 + 18..), fille d’Antoine Joseph Euzeby, directeur des postes à Uzès, et de Marie Ursule Clotilde LAPLACE DE SAINT MAXIMIN. Du fait de sa vue, Joseph était demeuré célibataire et ne se serait probablement pas marié si la mort de son frère, en 1836, ne l’avait pas conduit à devoir perpétuer sa famille. On rechercha donc pour lui un parti mais, comme il était à demi aveugle, que sa carrière était sans perspective et sa fortune médiocre, on se résolut à un mariage avec une parente par les LAPLACE DE SAINT MAXIMIN. Joseph avait 44 ans et Julie 35. (Voir Notice Euzeby). D’où :

1/ Henri Joseph Esprit, qui suit.

2/ Blanche (1844 + 1876), religieuse, fille de la charité,

3/ Denyse (1846 + 1913), X 1875, Louis Fernand CHABORD (1844 + 1899, à Yvetot), polytechnicien, officier d’artillerie, grièvement blessé (1870), receveur des finances, fils du général Gaspard CHABORD, officier d’artillerie. D’où : Abeline (1876 + 1961) Béatrix (1878 + 1958) Elisabeth (1881 + 1947) Alfred CHABORD (1885 + 1962) D’où : Mlle Chabord, archiviste, qui a constitué un important dossier sur les Saint Laurent aux Archives Nationales.


IX/ Henri Joseph Esprit de THOMAS DE SAINT LAURENT (1841 + 1908), 5ème comte de Thomas de Saint Laurent (1871), élève de l’école Polytechnique, ingénieur des Ponts, sorti second de l’X cadre de la maison Descours, notamment chargé des relations commerciales avec la Suède (achat d’aciers suédois), officier de réserve, X 1868, Octavie BOLOT d’ANCIER (1845 + 31 janvier 1940, à la Bastide d’Engras, à 94 ans), fille de Théodule BOLOT d’ANCIER (1820), et d’Olympe de VAUGELET. Présidente de la ligue des femmes françaises, présidente d’honneur de la ligue d’action catholique. Elle « avait été si belle que cela se voyait encore à quatre-vingt deux ans ; épouse irréprochable pendant trente ans, elle fut une veuve splendide sur le chapitre de l’activité et sur celui de la vertu. Les problèmes de la chair ne l’avaient jamais intéressée et elle prétendait avoir un grand mépris pour les choses du siècle : elle se considérait comme une espèce de religieuse égarée dans le monde et chargée de redresser les torts et de pallier les misères. Ce sont là des activités fort onéreuses ; contrairement à ce que l’on pourrait penser elles ne sont point incompatibles avec des goûts de luxe. » (« M. de Gerland, pages 104 et 105). La comtesse de Saint Laurent était sœur de Madame THIéRY et de Madame de CUREL. Elle était cousine-germaine de Madame André Descours, de Madame Gensoul et de Madame de Varine (nées Bolot d’Ancier). (Voir Notice Bolot d’Ancier). Habitant à Lyon et à La Bastide d’Engras. D’où :

1/ Marie (1868 + 1931) X comte de COMEIRAS

2/ Madeleine de Thomas de Saint Laurent (1870 + 1942) X Paul Pierre Julien comte Richard de Laprade (13 août 1861, Lyon + 26 avril 1907, Lyon 2e), fils de (Pierre Marin) Victor Richard de Laprade (1812 + 1883), homme de lettres et député du Rhône, et de (Marie Louise Stéphanie) Hélène dite Nelly Esquirou de Parieu (1826 + 1893). D’où : a/ Pierre Victor Richard de Laprade b/ Jacques Richard de Laprade

3/ Jeanne (1872 + 1951) X 1899, Raoul, comte BAGUENAULT DE PUCHESSE (Voir Notice Baguenault de Puchesse).

4/ Joseph L. Marie de THOMAS DE SAINT LAURENT (18 + 1940), 6ème comte de Thomas de Saint Laurent (1908), lieutenant d’artillerie (CR), (et auparavant de cavalerie ?), employé au Maroc, à l’état-major du maréchal Lyautey, croix de guerre 1914-1918, Il habitait Paris, 49 rue de Bellechasse (7e, vers 1935) Célibataire, dépeint sous les traits de « Monsieur de Gerlan » dans ce roman de jeunesse de René de Castries. Sans postérité. qui suit.

5/ Raymond (1879 + 1949), prêtre, chanoine de la cathédrale d’Uzès, écrivain

6/ Hélène de Saint Laurent (1885 + 1936), X comte de CASTRIES (+ 1913, à la Bastide d’Engras), diplomate, fils du duc de Castries D’où : a/ René, duc de Castries, viticulteur et historien, de l’Académie Française. - Nicole de Castries (1936), mariée 1/ à Guillaume, baron de Vitrolles, 2/ le 30 septembre 2001 à Avignon (Saint-Pierre), au comte Pierre de Brion (1926), chevalier de Malte. SP b/

7/ Jean de Saint Laurent (1886 + 1916), « vicomte de Saint Laurent », entré au service actif le 10 octobre 1905, lieutenant de cavalerie, puis de l’aéronautique, pilote de chasse et écrivain, croix de guerre, célibataire, mort en combat aérien, croix de guerre juin 1915, cité à l’ordre du 222ème régiment d’inf.

En 1953, immédiatement après à la mort de Jeanne de Saint Laurent, comtesse Baguenault de Puchesse, qui avait hérité de La Bastide d’Engras, ce superbe château fut vendu par ses enfants de façon précipitée, contenant meubles, portraits et papiers de famille, sans consultation des cousins Comeiras, Laprade, Castries ou Chabord.