Généalogie corse - Perfectionnement

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Les membres de GénéaCorse et leurs amis y déposent leurs réflexions généalogiques sur des points spécifiques à la Corse, quand leurs travaux les y conduisent... Contradicteurs et apporteurs d'idées nouvelles bienvenus !

Bonne lecture !

Sommaire

Comment établir la généalogie complète d'un village Corse ?

(Source initiale : http://fr.groups.yahoo.com/group/geneacorse/message/1332)

Ces règles sont destinées à créer un Gedcom pour publier des généalogies Internet (Généanet, Planète Généa, publications à partir de logiciels par exemple).

Règles d'établissement

  1. Nous cherchons à établir en priorité des filiations fiables, les erreurs de dates (jour du mois) étant mineures. On s'en tient à la règle « pater is est quem nuptiae demonstrant », sauf preuve du contraire …
  2. Les BMS sont la source « la plus fiable a priori », donc à retenir en cas de conflit entre plusieurs sources.
  3. Les RELEVES de type « tableur » doivent rester le plus proche possible du texte original. Dans les textes anciens, on pratique la « double lecture » : deux personnes dépouillent en parallèle, puis échangent leurs lectures pour correction mutuelle, et enfin publient le résultat.
  4. Nous unifions les orthographes de Prénoms et de PATRONYMES sous « leur forme la plus courante », en respectant les règles suivantes :
    1. On conserve une forme « en langue originale » jusqu'en 1850, francisée ensuite ;
    2. On conserve les variantes en « notes » source par source.
  5. Le fichier du logiciel généalogique enregistre ensuite « au mieux » les hypothèses du (des) généalogistes, et la « mémoire » des diverses sources.

Patronymes

  1. Les patronymes avant 1769 :
    1. Ils sont très rares sur les BMS (ils existent principalement pour les prêtres et les familles « en vue »). Peut-être ces patronymes existaient-ils et sont-ils plus nombreux sur d'autres sources (ceppi – archives notariales locales) ?
    2. Les patronymes évoluent souvent entre 1769 et la Révolution.
    3. Il est illusoire de vouloir donner des patronymes fictifs ou reconstitués à des familles qui en sont dépourvues avant 1769.
  2. On ne peut espérer établir des ascendances fiables avant 1769 qu'en disposant de séries de BMS et de recensements CONTINUES dans le temps. Seul un dépouillement EXHAUSTIF permet dans ce cas de reconstituer des filiations à peu près fiables. Faute de ces sources, les reconstitutions possibles seront très partielles.
  3. Cas des « ascendances douteuses » : reste à traiter.

Types d'arbres Internet (collectifs et individuels)

  1. Le fichier généalogique collectif qui reprend totalement la vie d'un village paraît parfaitement justifié jusqu'au recensement de 1818. Les arbres individuels renvoient à cet arbre « collectif » pour les personnes décédées avant 1818. L'arbre collectif conserve la mémoire des sources, mais aussi celle de chaque contributeur, qui est lui-même une source.
  2. « Descendre » l'arbre collectif « après 1818 » permet de rassembler tous les éléments d'Histoire du XIXème et du XXème siècles. Plus « facile » à constituer (peu de problèmes d'interprétation de documents), il est beaucoup plus volumineux de par l'importance des sources. (matrices cadastrales, BMS en sus de l'état-civil pour mieux cerner les liens sociaux, dossiers militaires, etc.).

Quelques éléments sur les évolutions des patronymes Corses...

Source principale actuelle du paragraphe : http://fr.groups.yahoo.com/group/geneacorse/message/2805

Les patronymes corses, fixés en partie à partir de 1769, évoluent encore, et souvent bien plus tard. On rencontre en particulier les cas suivants :

  • Après 1850, il existe une décision judiciaire, normalement inscrite en marge de l’acte de naissance ou de mariage de l’intéressé.
  • Avant 1820, il faut pister les événements concernant la famille (recensement, acte de naissance, acte de mariage, acte de décès voire succession) pour avoir des preuves tangibles.
    • Il faut rechercher entre autres les vendetta ou inimitiés qui ont pu opposer des membres d'une famille. En effet, dans certains cas, une partie de la famille changeait de nom à la suite de cette vendetta.
    • Si un ancêtre dont le prénom est à l’origine du nom de famille a eu beaucoup de descendants il se pouvait aussi que pour les différencier chacun ait eu un surnom (particularité physique, nom de lieu, etc.) et qu’à force de les entendre appeler par leur surnom, le curé - peut-être d'un autre village - ait pu croire en toute bonne foi que c’était leur nom. Comme peu de nos ancêtres à l’époque savaient lire et écrire, ils ne vérifiaient pas eux-mêmes les mentions portées sur les registres.

Impositions anciennes Corses

Eléments à compléter Première source : Source http://fr.groups.yahoo.com/group/geneacorse/message/1250

Les impositions anciennes sont importantes comme éléments de recoupement, car elles ont laissé des registres, bien utiles, souvent archivés à Gênes ...

La taille génoise, ou "taglie"

Les Génois à partir de 1358 lèvent en Corse la "taglie", impôt de 20 sous par feu (soit une lire). A la fin du XVIIe elle ateint 4 lires par feu (Source Dictionnaire historique de la Corse, sous la direction d'A. Serpentini, ed. Albiana).

Les registres de "taglie" reconsituent les "feux" des villages, avec souvent la profession du chef de famille, et les âges apparoximatifs de la maisonnée. Par contre, pas de patronymes.

Les impôts du Roi de France : la "subvention"

Après 1769, l'administration française abroge la taille et la remplace par la "subvention", payée d'abord en argent, puis en nature en fonction des revenus agricoles.

Essai d'évaluation des temps de travail en généalogie Corse
(photographie et dépouillement des BMS)

Cet essai de chiffrage ne traite que des BMS et ne tient pas compte des autres sources à analyser (recensements, états des âmes, "ceppi", éléments historiques).

Un village Corse compte dans l'immense majorité des cas moins de 1 000 habitants. Travaillons sur une hypàothèse de 1 000 habitants (à multiplier par le facteur ad hoc s'il y en a plus ou moins en réalité).

Evaluation du nombre d'actes à traiter

Pour 1 000 habitants, on observe environ sur les périodes étudiées et pour un an :

  • 40 naissances,
  • 40 décès,
  • 10 mariages.

A l'époque, seul un enfant sur deux més viables arrive à l'âge adulte (environ 25 % de décès avant 5 ans, et 25 % entre 5 et 20 ans).

Ceci représente 90 actes, et pour un siècle, 9 000 actes. Soit au maximum 900 pages de registres de BMS (double page à 10 actes par double page environ).

Temps de dépouillement

Un premier dépouillement rapide va demander au maximum :

  • La photographie des registres à faire à la mairie (si les registres sont conservés en Mairie). Au maximum deux siècles (1600-1800) soit 1 800 doubles pages de registres (1 800 photos). Avec un pied et bien organisé, on peut arriver à plus de 200 photos à l'heure, disons deux jours de travail en Mairie.
  • Le dépouillement des registres format "Excel", à environ 20 actes à l'heure de travail, soit 900 heures de travail environ (6 mois de travail à temps plein).

Au XIXème siècle, la population double environ, mais les actes sonr beaucoup mieux rédigés, donc le vitesse de dépouillement peut doubler aussi. On arrive donc à trois mois de travail pour le XIXème siècle.

Temps annexes

  • Publication des photos sur Internet - quelques heures,
  • Publication des relevés Exdxcel sur Internet - quelques heures,
  • Publication d'un site type "Généanet" ou autre publication d'arbre - Très variable selon les choix techniques (avec saisie détaillée dans un logiciel de généalogie ou non).

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