Marie TOUCHET
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Marie TOUCHET, maîtresse de Charles IX , roi de France.
Née à Orléans en 1549, morte à Paris en 1638. Son père, Jean Touchet, sieur de Beauvais et du Quillard, était conseiller du roi et lieutenant particulier au bailliage d'Orléans. Par sa mère, fille naturelle d’Orable Mathy, médecin du roi, Marie Touchet était Flamande. Jean Touchet était un homme d'un rare mérite, très instruit et lié avec tous les savants de son époque.
Charles IX connut la jeune Marie à Orléans, durant un séjour qu'il y fit en 1566 et s'y attacha fortement. Un chroniqueur du temps nous apprend d’après un portrait que, dit-il, il a sous les yeux, elle avait le visage rond, les yeux vifs et bien fendus, le front plus petit que grand, le nez d’une juste juste proportion, la bouche petite et le bas du visage admirable.En 1570, lorsqu'il fut question du mariage de Charles IX avec la fille cadette de l'empereur Maximillien II d’Autriche, on en parla devant la favorite et on semblait la craindre de voir son règne près d'arriver à sa fin. « L'Allemande, elle ne me fait pas peur » répondit Marie Touchet. Et elle avait raison, car elle était et devait rester la seule affection de Charles IX.
Deux choses, dit Michelet, avaient force sur lui: la musique et cette calme Flamande. Le seul enfant qu’il laissa d'elle fut conçu dans le désespoir, au jour ou on lui fit dire qu'il avait voulu le massacre de la St-Barthélémy. Admirablent douée au physique et au moral, belle, spirituelle et instruite, Marie Touchet sut conserver l'amour du roi. Cette tendre liaison ne fut rompue que par la mort de Charles IX.
Un fait assez rare, c'est le désintéressement de la favorite qui ne se préoccupa aucunement de faire fortune ou d'acquérir une influence politique quelconque. Charles IX, qui, en mourant ne regretta ni sa femme, ni un trône souillé par le plus abominable des forfaits se préoccupa de l'avenir de sa maîtresse jusqu'à sa dernière heure.
Marie Touchet eu deux fils de son royal amant: l’un mourut en bas age, l’autre, Charles, bâtard de Valois, duc d’Angoulême fit souche princière.
La belle Marie épousa, en 1578, François de Balsac d’Entraigues, gouverneur d’Orléans, chevalier des Ordres du Roi. Dés lors, admise à la Cour, elle eut une existance brillante, qu’elle soutint par une conduite sage et même sévère. Les deux filles qu’elle eut avec François de Balsac furent élevées avec soin et rigidité.
Fatale influence du sang ou d’un milieu corrupteur, toutes deux eurent une vie tourmentée.
L’une, la célèbre Catherine-Henriette, devint la maîtresse du roi Henri IV, qui la fit marquise de Verneuil. Elle en eut deux enfants.
L’autre fut la maîtresse du Maréchal de Bassompierre, en eut un fils mais sans parvenir à se faire épouser.
François de Balsac hérita de Marcoussis et de Bois-Malesherbes. II fut Conseiller du Roy et Capitaine. Henri III le nomma Chevalier du Saint-Esprit, première promotion, en 1578.






