PARENT Léon

Un article de GeneaWiki.


Sommaire

Famille de Léon PARENT

La famille est Ardennaise, Léon (1841-1876) est le fils de Pierre Joseph né en 1817 à Adon (08) et de Jeanne Scholastique LEFEVRE née en 1820 de la paroisse de Doumely. Quatre garçons sont issus de leur union dont Alexandre (1850-1925), père de PARENT Joseph-Henri mort au combat des Eparges en 1915. L'un d'entre eux, Eugène Ernest est instituteur à Paris. Le cas de Léon semble se manifester à l'âge de dix huit ans, premiers vols et autres larcins qui le conduiront vers la Guyane où il finira ses jours en homme libre.


Extrait de la condamnation par la cour d'Assises des Ardennes

Léon PARANT (le "A" semble différencier l'individu de sa famille - suppositions)

(extrait du dossier judiciaire consultable aux Archives Départementales des Ardennes (librement, plus de cent ans d'âge)


Celui-ci, à l'âge de 24 ans, né et demeurant à Adon, exerçant la profession de journalier a été condamné par la Cour d'Assises des Ardennes au cours de sa cession d'avril 1866 à 8 ans de travaux forcés pour vols qualifiés. "Multirécidiviste", il a effectué, principalement au cours d'une courte période (d'octobre 1865 à janvier 1866) une quantité impressionnante de vols, plus d'une quinzaine, seul ou en compagnie d'un complice, un certain VERZA, plus jeune (17 ans) originaire du canton des Grisons en Suisse, prétendant exercer la profession de vitrier et qui fut lui-même condamné à 5 ans de réclusion. En réalité les deux jeunes gens qui s'étaient connus à la prison de Rethel n'exerçaient au moment des faits aucune profession, se livrant au vol et au vagabondage. Ils s'étaient liés d'amitié et avaient projeté, dès leur sortie de prison, de vivre de vols et de larcins.

Léon PARANT avait déjà été condamné le 25 octobre 1859 par le Tribunal Correctionnel de Rethel à 1 an d'emprisonnement pour vol et vagabondage et une seconde fois le 14 mars 1865 à 6 mois de la même peine et, "depuis cette époque, errant de côté et d'autre, il n'a vécu que de rapines". Un certain nombre de ces vols ont été commis de nuit et par effraction. Les inculpés ont l'un et l'autre avoué et reconnu tous leurs vols ( vols d'argent, de vêtements, d'animaux domestiques, de livres, de vin, de boutons de chemises en or, d'une chaîne d'argent, de fagots, d'une paire de bottes, d'un panier de viande..., de manteaux ( contenant des sommes d'argent )... et ont également affirmé être les auteurs d'une triple tentative de vol au préjudice... du tronc de la fabrique de l'église d'Adon.


Bagne de Toulon Extrait des matricules des Chiourmes

Le nommé PARANT Léon immatriculé sous le n° 17969, fils de Pierre Joseph et de Jeanne Scholastique LEFEVRE, né à Adon le 8 septembre 1841, sans domicile fixe, ayant exercé avant son arrivée au Bagne la profession de Journalier. Condamné à Mézières, le 23 avril 1866, par la Cour d'Assise des Ardennes pour avoir en 1865 et 1866 commis des soustractiions frauduleuses et tentatives de soustractions frauduleuses dans des églises, à la peine des travaux forcés pour huit ans. Sans pourvoi Arrivé au Bagne le 21 mai 1866 Détaché de la chaîne le 5 septembre 1866 et embarqué pour la Guyanne par le transport de CERES, parti le même jour (ordre de M. le Prefet Maritime en date du 3 septembre 1866)


Renseignements sur le condamné

Condamnations:

1) Tribunal de Rethel du 25/10/1859 à 1 an de prison 2) Tribunal de Rethel du 14/03/1865 à 6 mois de prison

Catholique et sans fortune


Extrait du registre du Bagne

Instruction: Sais lire et écrire Profession: Fatiguant Récompense: Aucunes Conduite, punitions etc..: 1866 -16 août - objets industriels 10 jours de retranchement.

Mutations:

Evadé des chantiers le 28 octobre 1866

Réintégré aux chantiers flottants le 21 novembre 1866

Passé le 27 avril 1874 à la 4è compagnie, 1ère section N° 4110


Signalement à la sortie du Bagne

Taille: 1m68 Cheveux et sourcils: châtains Front: ordinaire Yeux: bruns Nez: moyen Bouche: moyenne Menton: rond Visage: ovale Teint: coloré

Signes particuliers:

Une cicatrice au front, deux verrues à la main droite, une cicatrice au genou droit, une au bas de l'estomac, une au poignet et à l'index gauche, une à l'épaule et deux à la fesse droite, une à la fesse gauche, une à la cuisse gauche et une au coude droit.

Célibataire.


Acte de décès

A Tonnégrande (Guyanne Française), le 18 juillet 1876 à 4 heures est décédé Léon PARANT, journalier, domicilié au Chantier St Paul à Tonnégrande. Témoins: Albin JANVIER, 45 ans, Propriétaire, et Emilien NARDIL, 26 ans, Propriétaire, tous deux de Tonnégrande.

Généalogie

L'arbre des ancêtres de Léon PARANT créé par Jean-Marc Gognet sur généanet.


Liens

Histoire du bagne en Guyane